Ballons spatiaux : l'industrie française est bien dans le match (2/2)
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Hemeria développe dans le cadre de France Relance pour le compte CNES le projet Balman, un ballon stratosphérique manœuvrant.
Hemeria
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Hemeria développe dans le cadre de France Relance pour le compte CNES le projet Balman, un ballon stratosphérique manœuvrant.
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En matière de ballons stratosphériques, l'industrie française n'est pas larguée. Elle a des projets dans les cartons, certains en cours de développements (Stratobus de Thales, Balman d'Hemeria), d'autres en phase de tests (Zephyr d'Airbus). Si la Direction générale de l'armement (DGA) suit tous ces projets et en soutient certains (Stratobus et Balman), l'armée n'a pas encore défini une stratégie dans le domaine de la très haute altitude (HAO). En conséquence, elle n'a pas non plus exprimé un intérêt capacitaire urgent. Mais l'affaire du ballon espion chinois récemment abattu au-dessus du territoire américain pourrait provoquer un éveil chez les politiques, et peut-être une éventuelle accélération dans le cadre de la prochaine loi de programmation militaire (LPM) de l'intérêt stratégique de la très haute altitude, ce nouvel espace conflictuel.
La DGA a commencé à travailler sérieusement sur les ballons stratosphériques dès 2018. « Nous avons mené des études technico-opérationnelles », expliquait Jean-Baptiste Paing, architecte programme des futurs systèmes C4ISR à la DGA, lors du colloque organisé début janvier par l'armée de l'air et de l'espace. Ces études de prospectives permettent de réfléchir aux différents concepts possibles d'un futur système d'armes. Dans le domaine des plateformes stratosphériques, la DGA a identifié trois concepts : les dirigeables (Thales), les ballons manœuvrant (Hemeria) et les ailes volantes (Airbus). « On s'est concentré pour de bonnes raisons sur les dirigeables et les ballons manoeuvrants », avait-il alors précisé.
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Aujourd'hui, certains industriels sont encore dans l'attente d'une expression capacitaire de la part des armées dans ce domaine. « La plupart des armées de l'air ont des projets sans pourtant avoir quelque chose de tangible », a expliqué le major général de l'armée de l'Air et de l'Espace, le général Frédéric Parisot. En France, une feuille de route est attendue à l'été, où l'armée de l'air va à la fois définir les missions et les moyens pour être présent dans la très haute altitude. Toutefois, par manque d'audace, le projets de Thales, en attente d'aides publiques pour financer le développement de Stratobus, pourrait être déjà prêt. Présenté pour la première fois en 2014, ce dirigeable stratosphérique (120 mètres de long), dont le coût de développement est estimé de 100 à 150 millions d'euros, devait initialement être mis en service à l'horizon 2020. Cela n'a pas été le cas.