C'est Airbus Space qui posera les astronautes sur la Lune en 2024

 |  | 634 mots
Lecture 3 min.
Quand des astronautes se poseront sur la Lune en 2024, ils s'y rendront grâce au module de service européen.
Quand des astronautes se poseront sur la Lune en 2024, ils s'y rendront grâce au module de service européen. (Crédits : Airbus Space)
Il y aura un peu d'Europe sur la Une en 2024. L'Agence spatiale européenne a confié à Airbus Space un nouveau contrat pour la construction du troisième module de service européen pour Orion, le vaisseau spatial américain doté d'un équipage.

Quand des astronautes se poseront sur la Lune en 2024, ils s'y rendront grâce au module de service européen. Il y aura donc un peu d'Europe sur la Lune en 2024. Mais ce n'est guère très satisfaisant pour une puissance comme l'Europe de monter une nouvelle fois sur le porte-bagage d'autres grandes puissances spatiales (États-Unis et Russie). Dans ce cadre, l'Agence spatiale européenne (ESA) a confié à Airbus Space un nouveau contrat pour la construction du troisième module de service européen (ESM) pour Orion, le vaisseau spatial américain doté d'un équipage. Une commande d'une valeur d' environ 250 millions d'euros.

"En concluant cet accord, nous montrons à nouveau que l'Europe est un partenaire solide et fiable dans le cadre du programme Artemis, a affirmé le directeur de l'exploration humaine et robotique à l'ESA, David Parker, cité dans le communiqué de l'ESA publié mardi. Le module de service européen est une contribution cruciale, qui favorise la recherche scientifique, le développement de technologies clés et la coopération internationale, mais aussi des missions exaltantes qui étendent la présence de l'humanité au-delà de l'orbite basse terrestre".

Retour sur la Lune

Le premier ESM a été remis en novembre 2018 à la NASA au Centre spatial Kennedy (Floride) en vue d'un vol non habité l'année prochaine (Artemis 1). Le deuxième, qui servira dans le cadre d'Artemis II pour un vol des astronautes autour de la Lune et de la Terre, est en cours de production dans le hall d'intégration d'Airbus Space, situé à Brême (Allemagne). Il sera livré dans la première moitié de 2021.

L'homme va donc retourner sur la Lune grâce au programme Artemis de la NASA, et l'ESM européen fournira tout ce qui sera nécessaire à la survie des astronautes pendant leur voyage dans le module d'équipage - eau, air, propulsion, électricité et une température confortable - et fera également office de châssis pour le véhicule spatial. En commandant ce nouveau ESM, l'ESA assure la continuité du programme Artemis. En 2024, la troisième mission Artemis emmènera des astronautes jusqu'au satellite naturel de la Terre. Ils seront les premiers à s'y poser depuis l'équipage d'Apollo 17, après une interruption de plus de cinquante ans.

Orion, une petite maison

Selon l'ESA, Orion est de la taille d'une petite maison : l'ESM européen, avec ses quatre mètres de hauteur et de diamètre, occupe le rez-de-chaussée. Il possède quatre ailes solaires qui s'étendent sur 19 mètres et permettent de générer suffisamment d'énergie pour alimenter l'équivalent de deux foyers. Il emporte 8,6 tonnes de carburant pour alimenter le moteur principal et les 32 propulseurs de plus petite taille qui permettront de garder Orion sur sa trajectoire vers la Lune et de le propulser vers la Terre au retour. Plus de 20.000 pièces et composants sont utilisés dans chaque module de service européen, de l'équipement électrique aux éléments de support de vie pour les astronautes, en passant par les moteurs, les panneaux solaires, les réservoirs de carburant, ainsi qu'approximativement douze kilomètres de câbles.

Le développement et la construction s'appuient sur l'expérience acquise avec les véhicules de transfert automatique (ATV), qui ont ravitaillé la Station spatiale internationale en équipements de test, pièces de rechange, nourriture, air, eau et carburant. "Notre savoir-faire et notre expertise vont nous permettre de continuer à rendre possible de futures missions lunaires au moyen de partenariats internationaux, a expliqué le chef de l'exploration spatiale chez Airbus Space, Andreas Hammer, cité dans le communiqué de l'ESA. Grâce à un travail conjoint avec nos clients, l'ESA et la NASA, ainsi qu'avec notre partenaire industriel Lockheed Martin, nous disposons maintenant de bases de planification fiables pour les trois premières missions lunaires".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/05/2020 à 9:31 :
"qui posera les astronautes sur la Lune en 2024"
Dans 4 ans... On parie ?
J'aime cette production de "scoop" qui, depuis ...50 ans, nous annonce le "retour" de l'homme sur la Lune.
Cela permet d'obtenir a ces stés privés des budgets opaques de l'Etat,
sans qu'en face, il ne se passe quoi que ce soit.
Posons nous la question, pourquoi les USA n'y ont jamais remis les pieds pour construire une base, alors "qu'ils ont la techno" pour y aller depuis...50 ans.
a écrit le 26/05/2020 à 13:35 :
En 2024 donc... enfin les gars cela dépendra des virus et autres catastrophes causés par l'homme hein.

Le voyage spatial aussi c'était mieux avant, avec la privatisation on a perdu au moins dix ans.
Réponse de le 28/05/2020 à 9:55 :
@ multipseudos:

Depuis que l'eau a été privatisée elle est moins bonne et plus chère, depuis que l’électricité a été privatisé le service est moins bon et elle est plus chère, depuis que les autoroutes sont privatisées, l'entretien est moins bon et les tarifs plus chers, depuis que le train est en voie de privatisation les tarifs explosent pour toujours moins de service.

Il y a ta messe épuisante et grotesque et la réalité.

SIgnalé

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :