Ce satellite français (CNES, ONERA) qui va défier Albert Einstein

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Réveil réussi pour le satellite technologique Microscope
Une semaine après son lancement depuis Kourou, le satellite Microscope, qui pourrait remettre en cause la théorie de la relativité générale, s'est réveillé et a livré ses premières mesures.

Une semaine après son lancement depuis le Centre spatial guyanais (CSG) grâce au lanceur Soyouz, le satellite Microscope s'est réveillé et a livré ses premières mesures. Il a commencé sa mission "en activant ses paramètres vitaux, en particulier l'instrument scientifique T-SAGE (Twin Space Accelerometre for Space Gravity Experiment) développé par l'ONERA, ont expliqué le CNES et l'ONERA dans un communiqué commun.

T-SAGE a été mis en route depuis le Centre d'expertise du contrôle de traînée (CECT) du CNES à Toulouse en présence d'une équipe de l'ONERA.

"Le logiciel embarqué, les fils d'or de 7 micromètres chacun, qui imposent leur potentiel électrique aux masses  d'épreuve, ainsi que la mécanique ont parfaitement résisté au lancement. Le déblocage des masses d'épreuve en orbite, phase la plus critique de la mission, a été réalisé également avec succès. Ces masses sont parfaitement asservies et flottent maintenant librement dans l'espace, prêtes à commencer les mesures du test du Principe d'équivalence (PE)", a précisé le communiqué.

Premières mesures réussies

Les premières mesures réussies récompensent le travail en coopération du CNES et de l'ONERA depuis plus de 15 ans sur la mission Microscope. L'étape suivante sera la mise en route et la validation fonctionnelle de la micro-propulsion.  Elle commencera dès mercredi matin par la recette des moteurs, qui durera quatre jours. Ce sera ensuite au tour du Centre de mission Scientifique de l'ONERA de travailler en coordination avec le segment sol Microcospe du CNES pour traiter toutes les données pendant deux ans.

Le CNES, maître d'œuvre de Microscope, et l'ONERA, responsable scientifique de la mission et du développement de l'instrument scientifique T-Sage, ont relevé un véritable défi technologique. Livré en octobre 2014 au CNES, cet instrument d'un montant de 12 millions d'euros (sur une mission 130 millions d'euros lancement compris) est le cœur même de la mission de Microscope, mission qui pourrait ouvrir de nouveaux horizons aux théories de la gravitation en trouvant une brèche dans la théorie de la relativité générale élaborée par Albert Einstein il y a un siècle. Soit une première mondiale !

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