CILAS : les quatre enjeux prioritaires pour sa survie
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Le laser électrise les passions autour de CILAS
Arianegroup
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Le laser électrise les passions autour de CILAS
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Comme prévu, la commission européenne a autorisé lundi l'acquisition de Cilas par Safran Electronic & Defence (SED) et MBDA France. Elle a conclu que « la concentration envisagée ne soulèverait pas de problème de concurrence compte tenu de son impact limité sur la structure du marché, ainsi que du fait que la nouvelle entité n'aurait pas la capacité de verrouiller l'accès des potentiels fournisseurs d'effecteurs lasers à un éventuel marché des systèmes d'armes laser ». Après après avoir fait l'objet d'une enquête préliminaire normale, l'opération a été autorisée dans le cadre d'une procédure de contrôle des concentrations.
Le contrôle conjoint (63%) de CILAS par SED et MBDA s'effectuera via une entreprise commune, baptisée HMS Laser créée à cette fin (50/50). Pour autant, Safran et MBDA devront composer avec le deuxième actionnaire Lumibird, qui n'abdique pas, et l'État, qui a de grandes ambitions dans le laser.
CILAS qui développe, produit et commercialise de produits et de systèmes de défense, de grands programmes de lasers scientifiques ainsi que des instruments scientifiques et industriels, doit retrouver un nouveau souffle et se redresser. Et rapidement. Pour une fois, tous les actionnaires de CILAS s'accordent à dire que la situation financière de la PME basée à Orléans est calamiteuse. Y compris l'État, via la Direction générale de l'armement (DGA) qui regarde avec beaucoup d'intérêt ce dossier important en vue de constituer une filière industrielle et technologique française autonome dans les lasers en France, en retard par rapport aux Etats-Unis notamment mais aussi à l'Allemagne. Sans oublier la Chine. Cette filière est si cruciale pour le ministère des Armées que l'État exige d'avoir une « golden share » dans CILAS pour protéger ses intérêts stratégiques.
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Deuxième enjeu de très court terme, la DGA aura la mission difficile de mettre autour d'une table les trois actionnaires de CILAS fâchés et qui ne se parlent pas (Safran et MBDA d'un côté et Lumibird de l'autre) pour définir l'avenir de la société. Les deux premiers ont refusé au troisième de siéger au conseil d'administration malgré les 37% que la société bretonne possède dans le capital de l'ancienne filiale d'ArianeGroup. La DGA devra faire plier les ego des uns et des autres pour un projet qu'elle considère comme stratégique. Elle a donc l'ambition de les faire travailler ensemble pour pérenniser cette PME, et au-delà pour bâtir une filière laser performante et souveraine. C'est d'ailleurs crucial pour CILAS, qui a déjà Lumibird comme fournisseur important dans le cadre notamment du système de lutte anti-drone Helma-P.
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