Comment la DGA essaie de sauvegarder la filière industrielle de défense (2/3)

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500 entreprises du secteur de la défense travaillent sur le programme Rafale
500 entreprises du secteur de la défense travaillent sur le programme Rafale (Crédits : POOL New)
Le ministère des Armées prépare un plan d'actions de suivi rapproché pour sauvegarder les 1.400 entreprises considérées comme critiques pour la base industrielle et technologique de défense.

Face à la crise économique provoquée par le Covid-19, la base industrielle et technologique de défense (BITD) française va-t-elle être durablement fragilisée ? La Direction générale de l'armement, qui réalise un diagnostic précis des difficultés de la filière défense, prépare "un plan d'actions de suivi rapproché pour déterminer ce que nous pouvons faire pour assurer la soutenabilité des 1.400 entreprises considérées comme critiques pour la BITD", a expliqué le Délégué général pour l'armement (DGA) Joël Barre lors de son audition fin avril à l'Assemblée nationale. Et les PME font l'objet de toute l'attention de la DGA. D'une façon globale, la hausse budgétaire de 1,7 milliard d'euros prévue par la loi de programmation militaire (LPM) pour 2021 "soutiendra" l'"activité économique et la BITD", a assuré Joël Barre.

"Je n'ai aucun doute sur l'efficacité économique de l'activité de défense, qui irrigue l'ensemble des territoires et dont les retombées en matière d'emploi sont avérées", a souligné le patron de la DGA.

Outre la poursuite stricto sensu de la LPM, la DGA a pris un certain nombre de mesures pour soutenir la BITD française. Ainsi, elle a donné un coup de main aux entreprises à sauvegarder leur trésorerie en accélérant le paiement des factures et en simplifiant leur liquidation. "Auparavant, nous payions à l'échéance contractuelle maximale de 30 jours, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui", a précisé Joël Barre. La DGA a également mis en place une démarche de sursis de livraison (prolongation de délais) pour tenir compte de la situation dégradée lors de la période de confinement. "Nous souhaitons pérenniser, en relation avec Bercy, les mesures que nous avons prises pour faciliter les paiements car elles permettent des gains d'efficacité", a indiqué le patron de la DGA. Enfin, la DGA est prête à poursuivre coûte que coûte une stratégie d'innovation "en prenant le relais des industriels rencontrant des difficultés pour financer la R&D".

La défense, un outil affaibli

Selon le chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, "les limites existent toujours". "Les précédentes LPM et la révision générale des politiques publiques ont conduit à privilégier le management sur le commandement, l'efficience sur l'efficacité, la logique de flux sur celle de stock. Elles nous ont affaiblis et ont bridé notre réactivité, en allant à l'encontre de la...

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Commentaires
a écrit le 18/05/2020 à 16:29 :
L'option militaro-socialiste n'en est pas une : Les fautes cumulées de ce gouvernement obèrent gravement même la conservation de la relative avance dans ces domaines de ces dernières années, y compris dans les décapitations à l'intérieur de la chaîne de commandement.
Réponse de le 18/05/2020 à 18:27 :
Malheureusement, Macron brade les intérêts de la France, et place la plus grande partie de notre industrie de l'armement sous tutelle allemande (il sert aussi à cela le traité d'Aix la Chapelle)

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