Comment la filière aéronautique et défense reprend le chemin des usines
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Toulouse, où est basé Airbus et sa supply chain, s'apprête à souffrir, à beaucoup souffrir.
Reuters
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Toulouse, où est basé Airbus et sa supply chain, s'apprête à souffrir, à beaucoup souffrir.
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La filière aéronautique et défense française a repris le chemin du travail depuis plusieurs jours déjà. "La reprise de l'activité est assez rapide après un arrêt quasi complet, avait observé il y a une dizaine de jours le président du GIFAS, Eric Trappier, au moment de son audition à l'Assemblée nationale. C'est encore lent et faible aujourd'hui avec 30% des effectifs présents sur les sites. Ce chiffre concerne surtout notre supply chain, qui a moins accès au télétravail. 45% en télétravail chez Dassault, plus encore chez Thales et à peu près 25-30% chômage partiel pour l'ensemble du secteur".
D'une manière générale, la filière aéronautique est réputée être bien organisée et solidaire entre les maîtres d'œuvre et les équipementiers, via notamment le GIFAS, qui est référente dans le secteur et qui s'est mis en ordre de combat depuis le début de la crise. Dans cet esprit, Eric Trappier, également PDG de Dassault Aviation, a décidé de réunir autour de lui sur une base hebdomadaire les principaux dirigeants de la filière : Guillaume Faury (Airbus), Philippe Petitcolin (Safran), Patrice Caine (Thales), ainsi que le président du Groupe des Équipements Aéronautiques et de Défense Patrick Daher, le président du Comité Aéro-PME, Christophe Cador, PDG de Satys, et le Délégué général du GIFAS, Pierre Bourlot. Pour autant, il y a quelques grincements de dent de la part de PME à l'encontre de Safran en difficulté avec certains de ses clients. Résultat, le motoriste et équipementier répercute en repoussant ou en annulant des commandes à ses sous-traitants. "On regarde ceux qui ne peuvent pas accepter et on essaie de les aider", explique-t-on toutefois au sein du groupe.
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Ce constat est partagé par le président du CIDEF (GIFAS, GICAT, GICAN) Stéphane Mayer lors de cette audition commune avec les présidents du GIFAS et du GICAN, Hervé Guillou : "Au début de la crise, nous avions jusqu'à 60% des entreprises qui étaient à l'arrêt ou très perturbées. Aujourd'hui, nous observons une généralisation progressive des reprises mais avec un niveau très variable entre 30 et 60%, au maximum 70%, des effectifs au travail", dont seulement 20 à 30% sur site. Très rapidement, la ministre des Armées Florence Parly a adressé un courrier enjoignant les présidents des entreprises de défense à poursuivre les activités industrielles.
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