L'investissement dans la défense rapporte plus que ce qu'il coûte (1/10)

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En période de crise, l'effet contra-cyclique de l'investissement de défense permet d'absorber le choc de demande subi par l'activité civile. C'est particulièrement évident aujourd'hui dans le cas de l'aéronautique. Enfin, on sait aujourd'hui que cet investissement rapporte à terme plus que ce qu'il a coûté, y compris en tenant compte du coût du capital (particulièrement faible ces dernières années). Pourquoi s'en priver ?
En période de crise, l'effet contra-cyclique de l'investissement de défense permet d'absorber le choc de demande subi par l'activité civile. C'est particulièrement évident aujourd'hui dans le cas de l'aéronautique. Enfin, on sait aujourd'hui que cet investissement rapporte à terme plus que ce qu'il a coûté, y compris en tenant compte du coût du capital (particulièrement faible ces dernières années). Pourquoi s'en priver ? (Crédits : REUTERS)
Dans le but de permettre à la base industrielle et technologique de défense de contribuer à la sortie de crise et aux plans de relance français et européen, le groupe de réflexions Mars* souhaite partager, dans une série de tribunes, les réflexions qu’il mène notamment autour des sujets de la souveraineté et de l’autonomie, du sens donné à l’Europe de la défense et la place réservée à la défense dans un "plan Marshall" européen, des enjeux macroéconomiques et des enjeux industriels et d’innovation dans la défense. L'objectif du groupe de réflexions Mars est de trouver des solutions pour sécuriser les budgets de défense à court et à moyen terme.

Qui dit crise économique dit plan de relance. La ministre des armées souhaite utiliser à cet effet l'investissement de défense (Titre 5), qui représente 80% de l'investissement de l'État. En réponse, les industriels du secteur proposent de sécuriser, voire d'accélérer la livraison des programmes d'armement prévus dans la loi de programmation militaire en cours. Est-ce pertinent ? L'industrie de défense est une industrie de souveraineté, au sens le plus fort du terme, à savoir que sans elle, il n'y a plus d'indépendance nationale, que la nation dépend de ses alliés pour sa défense. C'est le cœur des compétences régaliennes et la légitimité intrinsèque de l'État. Une protection n'est jamais gratuite. La sécurité a un coût. Autant que le circuit économique créé profite à la croissance de l'activité nationale.

Prospérité rime avec indépendance

C'est ainsi que Venise inventa l'arsenal. On peut être un État commerçant ouvert sur le monde et garder jalousement fermée son industrie d'armement. La Chine de Xi Jinping a manifestement retenu les leçons de Marco Polo. Et Venise nous a appris que la prospérité dure tant que l'indépendance est garantie par ses propres armes et ses alliances. Survient une menace irrépressible (Bonaparte) et s'en est fini de l'indépendance et de la prospérité.

L'arsenal vénitien est ainsi la mère de l'industrie d'armement, qui a gardé cette forme (et ce nom !) jusqu'à une date très récente. Pour des raisons d'efficacité économique et "d'ouverture aux marchés", la France a progressivement transformé ses arsenaux en sociétés anonymes. Le processus a pris 30 ans, depuis les poudres et explosifs au début des années 1970 jusqu'à la construction et la réparation navale au début du XXIe siècle. Il n'est d'ailleurs pas achevé : il en reste des traces sous la forme de prises de participation sous diverses formes et à différents niveaux, et surtout, il reste un "arsenal" : la direction des applications militaires du commissariat à l'énergie atomique (CEA/DAM).

Tout cela pour dire que la préoccupation économique en matière de défense, disons l'efficience, est une idée très récente. Elle s'oppose aux notions militaires de "réserve", de "redondance" et de capacité de "remontée de puissance", indispensables à l'efficacité opérationnelle et à ce que l'on appelle aujourd'hui la résilience, c'est-à-dire la faculté de reprendre l'ascendant après avoir encaissé un choc d'une violence inhabituelle, voire imprévisible.

Le dogme du principe d'efficience

Le principe d'efficience est devenu la composante majeure de l'idéologie managériale qui a connu son apogée en France avec la révision générale des politiques publiques (RGPP) conçue et mise en œuvre entre 2007 et 2012 avec la brutalité et l'absence de discernement que l'on sait en matière de défense. Outre une saignée sans précédent en temps de paix dans les effectifs (54.000 suppressions), il en a résulté une série de fiascos (logiciel LOUVOIS) et de désorganisations (bases de défense, administration de proximité, subordination des soutiens) qui ont durablement affaibli les armées, l'instrument ultime de la résilience de la nation, notamment le service de santé.

C'est la même logique managériale à l'œuvre dans les années suivantes qui a conduit à la liquidation des réserves de masques chirurgicaux et autres consommables permettant de faire face immédiatement à une épidémie sans arrêter brutalement l'activité économique. Autrement dit, le principe d'efficience est une belle théorie dont la mise en œuvre se révèle, dans la violence de ses conséquences, incapable de faire face à un évènement inattendu, même quand les experts en prédisent la survenue probable.

La crise du Covid-19 a révélé le caractère foncièrement anti-économique de cette idéologie et la coupable naïveté des adeptes de l'ouverture aux marchés. Accepter de confier la sécurité d'un pays aux forces brutes des marchés relève de la même croyance candide que le pacifisme désarmera tout agresseur. On a le droit d'y croire, c'est beau, mais pas de gouverner au nom de tels croyances. C'est une question de responsabilité. Cela vaut aussi pour une certaine frange de la gauche.

Dépense de défense, un effet multiplicateur de croissance

Une fois admis l'ineptie du principe d'efficience dans les questions régaliennes et stratégiques, faut-il pour autant considérer que l'industrie de défense soit par nature anti-économique. C'est l'idée qu'on avancé certains théoriciens marxistes (dénonçant l'implication de la finance et donc de la classe dirigeante dans cette industrie) et les premiers keynésiens, au titre d'un effet d'éviction sur l'investissement privé. Curieusement, la théorie néolibérale dominante depuis 30 ans tend à reconnaître les effets positifs sur la croissance de l'investissement de défense par la dépense publique.

Cela résulte moins d'études économétrique rigoureuses que des résultats empiriques des Reaganomics, qui ont permis aux États-Unis de surmonter la crise économique du début des années 1980 en s'appuyant sur une course aux armements qui a permis, accessoirement, de gagner la guerre froide. C'est sans doute pourquoi le gouvernement Fillon, pour sortir au plus vite de la crise de 2008, ne voit pas de contradiction, en pleine RGPP, à relancer l'économie notamment par une augmentation (mesurée mais réelle) de l'investissement de défense, au prix d'une augmentation de 50% de la dette publique.

Depuis ce précédent, considéré comme réussi, de nombreuses études ont permis de mieux comprendre les mécanismes microéconomiques et macroéconomiques à l'œuvre. Un certain consensus des économistes spécialisés s'est même dégagé sur la valeur du multiplicateur de croissance de l'investissement de défense : en moyenne 1,27 à court terme et 1,68 à long terme, avec des disparités en fonction du degré d'ouverture à l'étranger. Peut-on en dire autant de toutes les dépenses publiques ? Cela signifie que l'on est dorénavant capable de prévoir qu'un investissement supplémentaire d'un euro dans tel secteur aura tel rendement à telle échéance.

Mais les études vont encore plus loin dans l'analyse et s'intéressent au retour fiscal et social de l'investissement de défense. On sait désormais que ce retour est en moyenne de 50% au bout de deux ans et de 100% après un certain nombre d'années, en fonction des secteurs. Cela signifie que la défense ne peut plus être considérée comme un centre de coût, auquel on ne consent que par nécessité. On sait désormais que c'est un centre de profit, dont le rendement dépend de paramètres liés à l'autonomie stratégique.

Relance par la défense : rendement optimal

Moins un secteur industriel est dépendant d'un approvisionnement (ou d'une main d'œuvre) extérieur, plus ce rendement est élevé. A l'inverse, plus il y a de "fuites" à l'extérieur du circuit économique national, moins l'investissement est rentable économiquement. Reste à identifier ces fuites afin de les résorber grâce à une politique industrielle (et une planification) avisée. On sait que la relance par la "monnaie hélicoptère" et les baisses d'impôts n'ont pas un bon rendement, précisément à cause de ces "fuites" : vers les importations de biens de consommation d'un côté, vers l'épargne de l'autre. On sait que renflouer Air France (ou Renault) est nécessaire pour l'emploi, mais qu'en termes économiques, le retour sur investissement est faible, car cela revient, dans le cas d'Air France, à financer, outre Airbus, Boeing, les loueurs et les assureurs, tout en maintenant le pouvoir d'achat d'une catégorie sociale aisée dont le taux d'épargne est important.

Dans le cas de la relance par la défense, le rendement est optimal, même s'il est encore possible de réduite les fuites. La "supply chain" des systémiers-intégrateurs et des grands équipementiers français du secteur de l'armement est essentiellement française. L'emploi se situe à 80% en province, y compris des emplois de haut niveau. Cette industrie à très haut niveau technologique fait appel à des savoir-faire quasi-artisanaux ; d'ailleurs, on ne parle pas d'ouvriers mais de compagnons, pas d'usines, mais d'ateliers. L'investissement dans l'innovation se répercute dans l'industrie civile, ne serait-ce que parce que la majorité de ces sociétés ont une activité duale. La balance commerciale de l'armement français est structurellement excédentaire, ce qui contribue au rendement économique d'un euro investi dans cette industrie, exportatrice par nécessité, du fait de l'insuffisante épaisseur du marché national pour absorber les coûts fixes.

Un investissement qui rapporte

En période de crise, l'effet contra-cyclique de l'investissement de défense permet d'absorber le choc de demande subi par l'activité civile. C'est particulièrement évident aujourd'hui dans le cas de l'aéronautique. Enfin, on sait aujourd'hui que cet investissement rapporte à terme plus que ce qu'il a coûté, y compris en tenant compte du coût du capital (particulièrement faible ces dernières années). Pourquoi s'en priver ?

Oui, pourquoi se priver de tels avantages, au moment où le déficit public et l'endettement ne sont plus bridés par le Pacte de stabilité ? Au demeurant, la défense, pour ce qui concerne du moins les fabrications d'intérêt stratégique, est le seul secteur industriel (le seul !) à bénéficier du privilège exorbitant de n'être soumis ni aux règles de l'OMC, ni au droit commun du marché unique européen. Les biens et service de défense disposent d'une partie spécifique du code de la commande publique. Pourquoi s'en priver, alors qu'on pourrait relancer rapidement l'activité industrielle à droit constant, sans enfreindre aucune règle ?

Aller vers une autonomie stratégique

Pour finir, évoquons rapidement ce qui fâche. Si l'on veut que le rendement économique d'un euro investi dans la défense soit encore meilleur, il faut résorber les fuites résiduelles. Cela suppose d'abord de chercher à substituer des fournisseurs nationaux aux sous-traitants étrangers, tant pour des raisons d'autonomie stratégique ("désItarisation") que dorénavant pour des raisons de patriotisme économique. Cela est aussi valable pour les chantiers ayant pris l'habitude de faire appel, pour diverses raisons dont certaines sont difficilement critiquables (absence de personnel formé), aux travailleurs détachés, alors même que l'on sait à quel point les chantiers navals structurent l'activité dans les zones littorales.

Enfin, il sera injustifiable de continuer à saigner la trésorerie des sociétés pour rémunérer des actionnaires qui se sont révélés défaillants dans leur rôle d'apporteurs de capitaux en période de crise. Le modèle anglo-saxon (cf. Rolls Royce) d'un "flottant" à 100% ne saurait convenir ; l'industrie de défense a besoin d'être détenue par des actionnaires fiables et responsables, y compris par gros temps.

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* Le groupe Mars, constitué d'une trentaine de personnalités françaises issues d'horizons différents, des secteurs public et privé et du monde universitaire, se mobilise pour produire des analyses relatives aux enjeux concernant les intérêts stratégiques relatifs à l'industrie de défense et de sécurité et les choix technologiques et industriels qui sont à la base de la souveraineté de la France.

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Commentaires
a écrit le 20/05/2020 à 10:54 :
Par quelle magie investir dans des armes peut être plus bénéfique qu'investir dans un outil de production industriel ???

Même si c'est peu rentable, il est par exemple infiniment plus intéressant d'investir dans des éoliennes en mer que dans des tanks.

On a vu pendant cette cris que la souveraineté n'est pas qu'une question d'armées, mais aussi une question de moyens de production et de partenaires.
a écrit le 20/05/2020 à 10:53 :
Par quelle magie investir dans des armes peut être plus bénéfique qu'investir dans un outil de production industriel ???

Même si c'est peu rentable, il est par exemple infiniment plus intéressant d'investir dans des éoliennes en mer que dans des tanks.

On a vu pendant cette cris que la souveraineté n'est pas qu'une question d'armées, mais aussi une question de moyens de production et de partenaires.
a écrit le 06/05/2020 à 17:57 :
ce groupe de réflexion, si l'on peut dire, raconte vraiment n'importe quoi. Les dépenses militaires sont en bonne partie couteuses et inutiles en temps de paix. Payer pour faire faire des ronds dans le ciel à des avions militaires en rase campagne (je ne parle pas ceux qui font respecter les frontières) , acheter du matériel qui est mis à la casse 15 ans plus tard sans jamais avoir servi est du gâchis incroyable. L'allemagne dépense seulement 1,2% du PIB (1,8% pour nous) et elle nous écrase en termes de santé, emploi, investissement vert, et même materiel militaire (on achète maintenant nos fusils chez eux à la place du Famas!!!)
a écrit le 29/04/2020 à 15:10 :
Conséquence de l'orthodoxie dogmatique euroallemande les budgets alloués à la recherche fondamentale se délitent suite aux contraintes budgétaires imposées aux Etats pour respecter l'idiocratie européenne des 3%.Les dépenses publiques peuvent avoir des coefficients multiplicateurs au niveau de la richesse et de la souveraineté des Etats.Sans De Gaulle qui s'est libéré de l'oncle Sam on ne serait pas une puissance respectée.Bien sûr un porte avion est insuffisant mais on peut investir dans les hôpitaux,privatiser les ephads et les développer en moyens humains ,dans des infrastructures telles les autoroutes après privatisation de celles-ci qui gonflent les dividendes des grands groupes privés,en un mot changer de paradigme et revenir à une économie politique visant l'intérêt général.(Il va de soi sortir de ce grand machin inutile l'Europe ou créer un amalgame avec les pays du sud s'ils sont d'accord)ou revenir à un Etat libéré avec sa propre monnaie à recréer .Sortir du néolibéralisme est une question de survie et de conscience humanisée.
a écrit le 28/04/2020 à 22:03 :
Et après, on tire sur qui ? Sur quel pays ? Et tous ces hommes, femmes et enfants morts pour rien -dommage collatéraux que l'on dit- ça rapporte aussi ? Combien ? Vous avez oublié d'en donner les chiffres !
Lorsque la Chine, l'Inde, l'Afrique seront équipées comme le sont les USA, il faudra se retrouver face à face et voir qui abattra l'autre !!
a écrit le 27/04/2020 à 23:52 :
Ils y a de l argent pour La Défense ils nia pas d argent pour les hôpitaux pour les masques le ridicule ne tue pas ils y a que le virus chinois qui tue la politique des pierres tombales là riches France l Europe des virus 🦠 !!!!
a écrit le 27/04/2020 à 12:40 :
Il ne faut pas se le cacher, on a des domaines d'excellence et aussi des fiascos en matière de défense et si le complexe militaro-industriel américain nous est largement supérieur c'est parce qu'il a le dollar et ses crédits illimités. Nous on doit faire des choix pour limiter la gabegie toujours latente.
a écrit le 27/04/2020 à 11:16 :
S'appuyer sur le modèle americain pour justifier d'en faire de même est une mauvaise blague.
Le complexe militaro industriel americain à produit les amplificateurs operationnelles, les transitors, les thyristors, la methode universelle des élements finis, les transitors intégrés, les 1ers protocoles de communication en réseau, boston robotics des robots aux performances hallucinantes, l'informatique et ses langages (c, c++ uk, les os, fortran, cobol, le concept de langage objet, les design pattern), les compilateurs, l'IA, on est nulle part! On copie ! comme les chinois en fait !
Qu'a donc produit l'industrie militaire francaise d'équivalent en terme d'éléments clés de l'industrialisation ? On apprend qu'en fait c'est de l'artisanat, des boutiquiers en somme comme aurait dit de gaulle, pas de l'industrie. Du sur mesure sur des très petites series.
En fait en france l'industrie militaire se sert de l'état pour importer les technologies étrangères, les indigéniser comme le dit Elie Cohen, via des acquisition de sociétés innovantes outre manche et outre atlantique.
Conçue par les anglo saxons, assemblé en france.

Les brevets des transitors sont tombés dans le domaine publique ou nous les avons achetés ? Zéro armement sans les transistors US/UK.
Microsoft sur le De gaulle etc...
Réponse de le 27/04/2020 à 12:00 :
Bonjour
Quand je lis votre commentaire je pense que vous etes comme moi d'une génération disons retraitée car parler des éléments finis cela date d'au moins
55 ans ( calcul du boeing 747) Pour etre plus constructif votre commentaire regarde vers l'arriere et ne propose rien.La difficulté quand on fait une analyse est de ne pas inverser le processus à savoir ne pas partir de sa propre opinion, pour faire coller les éléments que l'on choisis, avec elle mais prendre en compte tout les éléments quitte à revoir sa propre opinion, à ce remettre en cause .C'est difficile.L'expérience a toujours raison de la théorie, c'est ce qui a permis à un moment à la physique de progresser.C'est malheureusement ce que nous servent les partis politiques à longueur de journées partant de faits avérés qu'ils font rentrer dans leurs dogmes.
Réponse de le 27/04/2020 à 12:27 :
Ah bon, parler de quelquechose d'ancien comme les éléments finis fait de vous un retraité? Vous en avez d'autres des remarques de ce niveau ?
Si j'évoque Platon c'est que je suis née dans l'antiquité ?
On n'est pas rendu dans ce pays en effet...

Figurez vous que cette méthode est en effet aujourd'hui en passe de devenir obsolète grace à une nouvelle avancée toujours venue des US dite sans éléments, que c'est encore les US qui innovent et sur le plan mathématique appliquées ! Je croyais qu'on était des cadors en maths ?

Ca date de 55 ans et c'est toujours d'actualité comment sont calculés les structures des airbus à votre avis ?

J'ai oublié dans les innovations US, les matériaux composites utilisés par Airbus justement et produits par Dupont de Nemours (US).

Donnez nous des exemples de technologies inventés par l'industrie militaire en france à part le laser qui fut developpé simultanément aux US.
Si c'est pour faire des chinoiseries ça sert à rien, winner takes all et c'est bien normal, celui qui profite des découvertes est celui qui les a faites quoi de plus normal. Après on va pleurer qu'ils prennent tous les marchés d'armement, bah oui forcément, ils créent, ils inventent !
Réponse de le 27/04/2020 à 20:08 :
Réponse à dumb26: vous n'avez pas compris mon propos .Il faut regarder devant , comme on dit au tennis jouer le point suivant parce que le précédent gagné ou perdu on ne le rejouera jamais.Donc quelles sont vos propositions.
Réponse de le 27/04/2020 à 20:13 :
Avril ou un commentaire incohérent : il commence par dire que copier le modèle us est ridicule et il passe ensuite 90% du reste de son post à nous prouver la supériorité du même modèle US...
Réponse de le 27/04/2020 à 21:33 :
@Elfe noir

Ne dites pas c'est incohérent mais : "j'ai pas compris"

Cela fait des années que la france essaie de se la jouer facon US hors ça n'a jamais marché et ça à couté un fric fou, BULL entre autre. Je vous ai listé toutes les inventions issue du complexe militaro industrielle US et alors que je vous demande de me citer une seule invention de ce calibre en France : RIEN, nada, vous répondez que je suis incohérent pour éviter les questions qui fachent...
Procédé ridicule qui ne trompe personne.

Tous ce qui sort au final se sont des copies des créations US ou Russe et aucun offset (décalage, avantage compétitif) permettant de donner de l'avance et pas seulement copier.
Résultat, on vend 3-4 rafales alors que c'est à vous entendre une merveille technologique, la réalité est qu'il est inférieur au F35, pas vu pas pris !
Les ventes sont insuffisantes pour faire baisser le prix d'acquisition par l'état comme la rappelé F Parly.
Le F35 est aujourd'hui légèrement moins cher que le rafale, il a moins d'armement mais il est "slick" (donc moins de trainée) sans emports extérieurs en mode de combat , le seul qui compte, son monoréacteur est plus puissant que les deux du rafales.
Le F35 étend la fusion de données entre les plateformes, y compris des navires bourrés de munitions sol air. Il peut trianguler les positions adverses par cet échange de données en plus de sa furtivité, le rafale n'a aucune chance, les pilotes doivent le savoir.
Nous l'envahissement par le benelux avec le general en chef Junker héritier des stuckas à sirènes, aussi bourré que Churchill.

Pourquoi croyez vous qu'israel a cessé d'acheter chez dassault ?
Réponse de le 27/04/2020 à 21:43 :
Mes propositions ?

Rendre les ingénieurs et techniciens de l'armement rentables pour la nation, pas seulement pour eux.
Qu'ils développent des industries du futur pour produire des produits utiles et qui se vendent en masse !

Car la guerre se gagne d'abord par la logistique, l'économie, je sais meme pas d'ailleurs quelle guerre nous préparons c'est absurde en étant doté de l'arme nucléaire, on se retrouve avec des armements pas assez compétifs par rapport aux us et trop couteux pour leurs missions de police internationale...

je ne crois pas une seconde à la propagande de cette article par des gens qui ont certainement un interet personnel au financement de cette industrie inutile. Au mieux la marge est ridiuclement faible compte tenu du capital investit, regardez facebook, google, les profits gigantesques avec des couts ridicules, de la pure marge.
Nous sommes dans un monde de missiles hypersoniques , sans limites de distance et on met des fortunes dans de l'armement conventionnel pour aller chasser des barbus en tongue, pendant ce temps là ceux qui font le vrai boulots, à pied, les fantassins, sont sous équipés !

On a le prestige très mal placé.

Bon on sait qu'au final cela sert à financer nos chanteurs et chanteuses politiques et leur tours de chant dérisoires n'ayant pas le destin de la france en main, ce sont des préfets de Bruxelles.
Réponse de le 28/04/2020 à 1:12 :
Le F35 est une vaste blague industriel, un fiasco, il est bon en rien.
Il n'est même pas capable de volet en supersonique car cela engendre des dommage structurels.
Lockheed Martin a annoncé que ce problème ne serait pas résolu sans repensé totalement l'avion. Sans parler de tous les problèmes du F35 très loin d’être corrigé... (problème de moteur, des ailes, logiciels)
Désolé mais le coût unitaire du F35 est pratiquement 2 fois supérieur à celui d'un Rafale.
Concernant la liaison des données, je vous conseil de regarder les standards F3R et F4 du Rafale qui n'a absolument rien à envier au F35.
Bref, le Rafale est loin d’être inférieur au F35...
Réponse de le 28/04/2020 à 18:56 :
et et et pourtant Dassault Systéme travaille et ne vend principalement qu'a l'étranger ..J'ai vécu l'arrivée du transistor dans les années 1955 ,et je ne suis pas complètement de votre avis : La diode led est une invention japonaise .il y a aussi les transistor français !.. inventé par deux physiciens ( d'origine allemande ) Herbert Matare qui travaille à Paris voirWikipedia ..
a écrit le 27/04/2020 à 10:42 :
Vous chiffrez comment les dégâts collatéraux ? (économiques, politiques, sanitaires, écologiques, immobiliers, les flambées terroristes, les épidémies...)

Les guerres c'est de la destruction nette violente de richesse. Il n'y a que les vendeurs d'arme qui en profitent.

Quand un c... agressif achète une arme, les autres sont obligés d'acheter des outils de protection plutôt que des outils de développement.
a écrit le 27/04/2020 à 10:13 :
Alors la bravo: voilà un bel exemple d adaptation aux idées du moment liées au Covid......
a écrit le 27/04/2020 à 10:11 :
C'est bien pour cela que nous maintenons nos opérations extérieures, plus économiques que stratégique, qui font que nous sommes le troisième ou quatrième exportateur mondial d'armes .Les allemands qui s'impliquent peu ont toutefois une bonne capacité à l'export. Mais cette étude va être chamboulée car nos exportations dépendent en grande partie du prix du baril de pétrole., ce qui va poser problème avec la sur capacité de production !!!
Réponse de le 27/04/2020 à 14:55 :
Les allemands utilise leur passé historique lié à l'Empire Allemand,les gens ont encore en tête les "super" Tigre et Panther qui était plus des déboires techniques et industriels que des bêtes comme les Panzer en début de guerre dont tout le monde à oublié l'existence ou l'utilité.
Les T-34 en savent quelque chose.
Merci un certain moustachu ? Pas sur que ça soit très méritant.

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