En matière de défense, l'heure est à faire « plus vite, plus fort » comme l'a martelé le président de la République, Emmanuel Macron, au salon de l'aéronautique du Bourget le mois dernier. Si certains pays se montrent réticents à l'idée de porter leurs dépenses de défense à 5% de leur PIB, malgré les pressions de l'OTAN, le contexte géopolitique les pousse vers l'objectif d'atteindre, voire de dépasser le taux actuel fixé à 2%.
Pour les fournisseurs et industriels du secteur de la Défense, cette nouvelle donne et l'évolution des demandes des États implique davantage d'anticipation, d'innovation et de réactivité. C'est justement pour aller chercher de l'agilité, recruter et trouver de nouveaux partenaires et fournisseurs dans le domaine du composite ou des hyperfréquences, qu'Ineo Defense, filiale d'Equans France (Groupe Bouygues), est sortie de sa réserve et discrétion habituelles. Pour mieux se faire mieux connaître, l'entreprise a ouvert, cette semaine à la presse, son site de haute technologie de Morlaix.
Premier site industriel d'Ineo Défense, qui dispose de cinq entités en France (Vélizy, Nice....), cette usine conçoit, fabrique et maintient en état de marche dans ses 14.000 m2 de bâtiments et hangars, des antennes, des radars civils et tactiques et des radômes (enveloppes composites de protection d'un radar), fonctionnant sur un large spectre de fréquences. Elle est en plein essor, tant sur le plan des recrutements que de l'activité qui a quasiment doublé.