Défense : la Bretagne s’organise pour répondre aux besoins militaires

Pascale Paoli Lebailly
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© Björn Trotzki/IMAGO via Reuters

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Face à la montée des tensions géopolitiques et l'appel des responsables politiques français à « monter en cadence », les industriels français engagés dans le secteur de la défense, se préparent tout en restant prudents. Avec un budget de 413 milliards d'euros sur sept ans, soit 40% de hausse par rapport à la précédente, la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, adoptée en juillet 2023, leur offre de la perspective.
En Bretagne, région stratégique pour la Défense, portée par un dense tissu industriel et une présence militaire forte, la dynamique du réarmement se met en ordre de marche. Pour prendre leur part, et compter auprès des acteurs de la construction navale et de l'aéronautique que sont Thalès (fabrication de modules micro-électrique pour le Rafale), Safran (optronique, avionique, logiciels critiques) ou Naval Group (propulsion des sous-marins nucléaire), les entreprises,TPE-PME et ETI, privilégient une coordination en réseau pour gagner en compétitivité voire surmonter leurs difficultés de financement et de recrutement.
Une option inédite se dessine même : celle de la fusion ou du regroupement d'entreprises. Elle a été évoquée lors de la première rencontre du secteur organisée jeudi 20 mars à l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan).
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« Territoire clé en termes d'implantation d'industries de Défense, la Bretagne recense plus 400 de PME et ETI (Piriou, Amossys, Lumibird, Multiplast...) dont 200, très stratégiques, travaillant pour la base industrielle et technologique de défense (BITD) et 27 000 emplois (37 000 au total). Elles couvrent de nombreux domaines d'activités comme la cyber, la mobilité et l'énergie, la sous-traitance, la protection civile...Pourtant, lorsqu'une entreprise travaille seule, il lui est parfois difficile de se faire référencer et d'entrer dans la politique d'achat des grands groupes ou sur les marchés publics », analyse Nathalie Barat-Vandamme.
Pascale Paoli Lebailly
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