Le Danemark, qui avait un besoin urgent de renforcer sa défense aérienne et antimissiles, a accéléré ses achats dans ce domaine crucial. « Il ne fait aucun doute que la situation sécuritaire internationale est mise à mal », a d'ailleurs estimé vendredi le ministre de la Défense, Troels Lund Poulsen, devant la presse. Copenhague souhaite bâtir une défense air-sol solide en vue de protéger les populations civiles, les cibles militaires et les infrastructures critiques contre les menaces aériennes. Les coûts totaux liés à l'acquisition et à l'exploitation de systèmes terrestres de défense aérienne et antimissiles sont estimés à 58 milliards de couronnes danoises (7,77 milliards d'euros). Les acquisitions doivent encore être approuvées par la Commission des finances.
Sur la base des recommandations du Chef de la défense Michael Hyldgaard, le Danemark a sélectionné un total de huit systèmes à longue et moyenne portée. Il a notamment sélectionné le système de défense aérienne de longue portée SAMP/T au détriment de son concurrent américain Patriot, qui avait raflé tous les contrats export jusqu'ici. C'est donc le premier contrat à l'exportation pour ce système développé par la France et l'Italie à travers Eurosam (MBDA France, MBDA Italie et Thales). L'État français (présidence de la République et ministère des Armées notamment) s'est beaucoup investi dans cette campagne.