Des robots dans l'armée de Terre, c'est pour très bientôt (2021)

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Ces robots pourraient être achetés dès 2019 sur étagère à la société estonienne Milrem Robotics sans avoir fait l'objet d'une francisation, pour être mis en service en 2021.
Ces robots pourraient être achetés dès 2019 sur étagère à la société estonienne Milrem Robotics sans avoir fait l'objet d'une francisation, pour être mis en service en 2021. (Crédits : Milrem)
L'armée de Terre a l'ambition de mettre en service "de grands robots" en 2021 au sein de ses unités. Ces robots pourraient servir à évacuer les blessés ou aider à porter des équipements.

Des robots dans les armées, c'est pour demain, et plus précisément dès 2021. L'armée de Terre y travaille sérieusement dans le cadre du vaste programme terrestre Scorpion. Lors d'une audition à l'assemblée nationale, le général Charles Beaudouin, sous-chef d'état-major chargé des plans et des programmes de l'état-major de l'armée de Terre a fait part de son "ambition de développer d'ici à 2021 de grands robots, de l'ordre d'une tonne, qui puissent être employés en opération" le plus rapidement possible. Dans un deuxième temps, les futures générations de robots pourraient être dotées à l'horizon 2030 de plus en plus d'intelligence artificielle pour les rendre le plus autonome possible (délégation par apprentissage).

Ces robots pourraient être achetés dès 2019 sur étagère à la société estonienne Milrem Robotics sans avoir fait l'objet d'une francisation, pour être mis en service en 2021. Des équipes de l'armée de Terre sont déjà allés surplace en Estonie. Selon le général Beaudouin, cette première génération devrait servir à "faciliter l'évacuation d'un soldat blessé, ce qui aujourd'hui nécessite que deux autres soldats interrompent leur mission". L'objectif est d'acquérir "un nombre limité d'appareils, par exemple entre 25 et 50, quitte à renouveler ces équipements plus rapidement qu'on ne le fait aujourd'hui pour la majeure partie de nos matériels", a-t-il précisé. Ces robots pourraient également aider les soldats à porter du matériel, les fameux robots-mules. Ils pourraient être pilotés par télécommande, ou en mode automatique (Waypoint), ou en tant que suiveur d'un émetteur.

"De multiples tâches peuvent leur être affectées, allant de la surveillance au transport, les robots « mules » étant d'ailleurs une priorité. Il faut bien noter qu'un fantassin occidental porte en fait au moins quarante kilos sur lui en opérations, protection balistique comprise, et ce malgré les progrès des technologies. Tout ce qui permettra de l'alléger sera bénéfique. C'est un véritable défi face auquel nous ne resterons pas passifs.".

Aller vite, très vite

Pour le général Beaudouin, il faut aller vite pour ne pas se retrouver à la remorque des autres armées comme l'armée française l'a été avec les drones. "Les Russes ont engagé des robots de combat face à Daech en Syrie, ce qui a surpris tout le monde, et en premier lieu les Américains", a-t-il expliqué. Les fameux robots tueurs. Les Etats-Unis "avancent depuis à marche forcée pour intégrer des robots dans leurs forces dès 2021". Du coup, les armées française souhaitent "également pouvoir en disposer rapidement, sans aller jusqu'aux robots terrestres armés". Pas question donc de posséder des robots tueurs dans l'armée française.

Le sous-chef d'état-major chargé des plans et des programmes de l'état-major de l'armée de Terre a regretté lors de son audition "certains délais d'acquisition" qui sont "trop contraignants". Et de noter également que "même la procédure d'acquisition rapide au titre des urgences opérationnelles, de gré à gré, est trop lente : alors que nos soldats ont besoin d'un équipement qui fait défaut dans notre arsenal et sur les théâtres". Il fait valoir qu'il faut "souvent deux à trois ans pour que le matériel en question leur soit fourni".

"S'agissant de ces urgences, il convient d'exploiter toutes les possibilités offertes par le code des marchés publics qui autorise le gré à gré dans des cas précis. Là réside le changement d'approche que nous souhaitons promouvoir pour la conduite des programmes d'équipement : passer d'une logique d'adaptation réactive à une anticipation proactive", a-t-il expliqué.

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Commentaires
a écrit le 09/06/2018 à 7:08 :
Où peut-trouver les rapports les opérations "mise à mort de Louvois" et "lancement de missiles sur la Syrie"? Notre Président de la République n'est-il qu'un chef des armées qui perd des batailles? Ce n'est, de toute évidence, pas un entraineur d'hommes.
Réponse de le 15/06/2018 à 19:25 :
En même temps depuis combien de siècles la France a elle gagné une guerre? La première, la seconde? Pour moi on les a toutes perdu. Les drônes et robots ni changeront rien tant que nos politiciens et chef d'état major resteront dans leurs bureaux... La guerre de loin mais quand elle est devant ils préfèrent partir en Angleterre...
a écrit le 09/06/2018 à 0:04 :
Donc une bonne partie des véhicules ne sont pas blindés, lorsqu'ils le sont comme les VAB, le simple fait de passer sur une mine met HS tous les occupants du fait des vibrations qui ne sont pas contrées par des contre mesures (et quand je dis HS, c'est les os en compotes et rééducation sur 1 an) mais il est urgent d'acheter des robots... Et bizarrement en Estonie. Doit on comprendre que nos fameux "start uppers" ne sont capables que de fabriquer des petits robots d'accompagnements inutiles style pepper ou nao ?
a écrit le 08/06/2018 à 22:44 :
Seulement 25 à 50 robots pour évacuer les soldats blessés ? Il ne va pas falloir être blessé au combat, ou alors il faudra faire la queue...
a écrit le 08/06/2018 à 21:02 :
Les américains ont perdu en Irak, en Afghanistan parce qu'ils avaient la technologie mais pas la volonté et la légéreté du fantassin au combat. Les robots, ok pour une prise d'otage mais pour la guerre, c'est du fantasme. le cout n'est pas supportable pour une économie. Enfin, les lobbys Sagem ou autres font leur travail pour pomper l'argent du contribuable. Que nos missiles fonctionnent correctement lorsqu'ils sont tirés de nos navires, lollll, et nous reparlerons des robots. Macron et Le Drian ne s'en vante pas.
a écrit le 08/06/2018 à 15:06 :
La France a investie beaucoups d'argent dans le fantassin dû future. Les tenues félin à 4000 euro l'unité, qui n'a jamais fonctionner correctement... Trops lourds, trops fragile, incapable d'envoyer une seul informations dans un réseau de transmission totallement saturé... ( le parlement ferait bien de chercher les têtes à couper dè çe fiasco très onéreux).
Donc avant de nous lancer dans dè simple chenillette robotisé, ils me semble de voir des concepte plus réaliste et utile ...
Un drone NERon d'attaque des objectifs à haute valeures stratégique, me semble plus réaliste et utile dans la guerre future...
a écrit le 08/06/2018 à 14:24 :
"Des victimes du 13/11 portent plainte pour non-assistance"
"Pourquoi a-t-on empêché huit militaires de l'opération Sentinelle, présents devant le théâtre du Bataclan dès les premières secondes de l'assaut, d'intervenir pour tenter de neutraliser les terroristes ?"

Incroyable !!! c'est vraiment le pays de la 7ème compagnie et des charlots.

Bravo! courage!

C'est une tache indélébile, encore pire que la ligne Maginot.
Réponse de le 08/06/2018 à 18:25 :
Parce qu''en France les militaires n'ont pas le droit d'ouvrir le feu en l'absence d'ordre venu d'en haut et que personne n'avait eu l'idée de leur donner parce que dans l'esprit des responsables politiques, les patrouilles avaient surtout pour but de tranquilliser la population.

Et pour ajouter aux regrets, il se trouve que des policiers auraient pu faire feu avec les FAMAS des militaires, mais que ceux-ci n'ont pas le droit de les prêter.

Ceci a depuis été en grande partie corrigé et des terroristes ont été abattus par des militaires, mais ça démontre surtout qu'utiliser l'armée pour de la lutte anti terroriste c'est utiliser un outil inadéquat.
Réponse de le 08/06/2018 à 20:24 :
une armée de «  robots » aurait éviter la mort de tous ces innocents.( victimes)
pour les alertes d’attentats il faudrait des «  robots » pour protéger à 100% les gens et les policiers.
Réponse de le 08/06/2018 à 23:56 :
Oui, les responsables du fiasco ne sont pas les soldats qui doivent obéir aux ordres mais ceux qui les ont donnés. Et le scandale est que ce soit les victimes qui doivent porter plainte pour que les responsables assument leurs décisions...
Réponse de le 09/06/2018 à 23:47 :
A l'armée comme ailleurs, il y a l'esprit et la lettre. N'importe quel citoyen français a le devoir de porter assistance à personne en danger sans obligation de risquer sa vie toutefois. Il me semble qu'au Bataclan, faire feu pour des militaires ou, au moins, prêter leurs armes aux flics s'ils ne se sentaient pas d'intervenir eux-mêmes , ce n'était pas autre chose qu'éviter de se retrouver poursuivi pour non assistance à personne en danger. Tout le monde n'a pas l'âme d'un héros, comme ce commissaire et son chauffeur.
Le problème est qu'il ne devait pas y avoir de "gradé" capable de prendre une initiative, ou au moins de mettre en jeu sa carrière, pour sauver des vies. Une fois de plus, quand on forme des gens au rabais, on en subit les conséquences ...
Parce que sans sortir de polytechnique, il est fort à parier qu'au 21ième siècle, le Peuple français ne permettrait pas que soit fusillé pour insubordination un soldat qui a protégé nos gamins en abattant des terroristes sans en avoir reçu l'ordre. Ces hommes pouvaient donc au pire perdre leur job.
Une armée doit obéir aveuglément à son chef pour que sa stratégie puisse réussir mais savoir discerner une action "de combat" et une situation hors de toute stratégie, cela demande juste un peu de jugeote. Un même être humain peut être capable de rigueur absolu pour obéir sans réfléchir dans certaines circonstances et d'initiative dans d'autres. Encore faut-il de temps en temps lui laisser un peu de liberté et le féliciter de ses initiatives heureuses et ne pas trop appuyer sur les malheureuses.
Quant à dire que les soldats ne sont pas capables de nous protéger dans la rue. Maintenant que les soldats ne sont plus des appelés, ils sont tout aussi professionnels que des policiers, voire plus. Ils ont montré qu'ils étaient bon tireurs et capables de sang froid à plusieurs reprises depuis. Les policiers ne sont pas assez nombreux pour les remplacer et n'importe qui ne peut pas se balader dans la rue avec une arme et en faire le bon usage au bon moment. Il n'est donc pas possible de recruter rapidement beaucoup de gens d'armes supplémentaires.
a écrit le 08/06/2018 à 14:21 :
Pour l'instant nous n'avons eut à faire qu'à des guerres d'entrainement, aucunement destinées à protéger des intérêts nationaux*, des bouts de terres nationales.

* c'est même le contraire, nos adversaires n'ayant pas nos moyens pratiquent la guerre asymétrique et s'en prennent directement aux populations sous l’œil de militaires qui ne sont pas auto-risées à faire feu. A faire fi de leur utilité certainement...
a écrit le 08/06/2018 à 13:35 :
Le programme Scorpion dans sa globalité au point depuis 12 ans, a été comme chaque programme des Armées, Tellement !!!!! différé. A présent quelques unités de robots vont etre acquis auprès d'un pays de l'est, faute de ne pas savoir en faire. Idem pour les drones, seulement quelques unités de drones, importés.
a écrit le 08/06/2018 à 12:57 :
« l’efficacité ne se conjugue pas avec le fait de cacher ses intentions »
Réponse de le 08/06/2018 à 14:28 :
« l’efficacité ne se conjugue pas avec le fait de cacher ses intentions »

Pour répondre à un commentaire il suffit de cliquer sur "répondre" en rouge dudit commentaire, combien de fois je vous l'ai déjà dit ? Merci.

Donc l’efficacité selon vous c'est d'exposer ses intentions ? Sans rire ?

C'est bien... mais décidément la pensée binaire est bien trop stupide pour moi, merci de ne plus me déranger avec de pareilles bêtises svp.
a écrit le 08/06/2018 à 12:44 :
"Pas question donc de posséder des robots tueurs dans l'armée française."

Espérons que ce soient des bobars parce que "pour être efficace il faut cacher ses intentions" étant donné que je préfère un million de fois envoyer un robot au combat qu'un humain.

C'est quoi cette logique inversée ?
Réponse de le 08/06/2018 à 14:30 :
Les mêmes que ceux qui ont empêché les soldats devant le Bataclan de rentrer. Dans n'importe quelle entreprise privée, c'est la porte. De toute façon beaucoup de généraux vont dans le privé avant l'âge légal
Réponse de le 08/06/2018 à 14:49 :
"Dans n'importe quelle entreprise privée, c'est la porte."

Si c'est l'état d'esprit du patron sinon c'est promotion. Une entreprise privée répond à d'autres phénomènes qu’une publique mais son fonctionnement reste autant subjectif et donc peu fiable.

Soyez plus précis si vous voulez être crédible, n'oubliez pas que "la vérité est locale et temporaire" et non écrite au sein d'un quelconque dogme, merci.

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