Embraer poursuit son embellie, mais reste sous la menace des droits de douane
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Embraer reprend des couleurs, mais reste suspendu à l'affrontement entre Brasilia et Washington.
Stringer .
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Embraer reprend des couleurs, mais reste suspendu à l'affrontement entre Brasilia et Washington.
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Dans la foulée d'Airbus et Boeing la semaine dernière, c'est au tour d'Embraer de présenter de bons résultats. Pour son premier semestre, le constructeur brésilien a progressé sur une grande partie de ses indicateurs opérationnels et financiers. Il pourrait ainsi signer une belle année 2025, à condition de ne pas être frappé de plein fouet par les droits de douane américains.
Sur les six premiers mois de l'année, son chiffre d'affaires a bondi de 22 % par rapport à la même période un an auparavant pour tutoyer les trois milliards de dollars. Le printemps s'est avéré particulièrement prolifique, le constructeur battant son record pour un deuxième trimestre. La hausse des coûts ayant été relativement maîtrisée, cela s'est traduit par une amélioration de la profitabilité. Le résultat opérationnel ajusté s'est établi à 254 millions de dollars, avec une hausse significative de la marge opérationnelle qui atteint près de 9 %.
Cette performance découle d'une hausse de l'activité. Celle-ci vient essentiellement des avions d'affaires avec un bond de 40 % des livraisons et de près de 65 % du chiffre d'affaires, grâce à une très bonne dynamique sur les jets de moyenne gamme. La défense a également surperformé, bien qu'aucun avion de transport KC-390 n'ait été livré. Outre la hausse sensible des revenus, la division a vu sa marge opérationnelle basculer dans le vert et même s'envoler à près de 10 %.
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Le bilan est moins flamboyant pour le reste du groupe. Les livraisons d'avions commerciaux ont stagné, le chiffre d'affaires ne progressant légèrement que grâce à un meilleur mix produit et client. Affectée par des impôts différés, la marge opérationnelle ajustée est restée stable. Pour le soutien et les services, l'activité a progressé sensiblement, mais la marge ajustée a perdu un point, là aussi en raison d'impôts différés. Les deux divisions restent néanmoins rentables.
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