En s'offrant la pépite Astareon, Hemeria se lance dans la surveillance de l'espace
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Après avoir acheté Opensci en avril, Hemeria s'offre pour quelques petits millions d'euros une nouvelle pépite, Astareon, filiale de l'Onera créée en mai 2023, pour se lancer dans la surveillance de l'espace, un nouveau marché pour la société toulousaine. Concrètement, Hemeria va prendre dans le cadre d'une augmentation de capital 70% d'Astareon, qui va devenir Hemeria Surveillance, puis, dans un second temps, plus de 83% dans un an aux côtés de l'Onera. A terme, Hemeria détiendra 100% de cette nouvelle société, qui déboule sur ce marché (SSA, Space Situational Awareness) déjà occupé en France par ArianeGroup mais aussi des startup comme Aldoria et Look Up Space.
C'est un très joli coup stratégique réalisé par Hemeria, qui acquiert une société déjà opérationnelle dans la surveillance de l'espace avec un catalogue de 10.000 objets LEO en propre. « Ce qui représente une différence notable avec nos proches concurrents », a assuré à La Tribune le directeur général d'Hemeria, Nicolas Multan. Surtout Hemeria Surveillance va s'appuyer sur le célèbre radar Graves, développé et conçu par l'Onera, qui a réussi dès 2005 le tour de force de challenger les Américains, jusqu'alors hégémoniques.
Astareon fournit des données issues d'un catalogue d'objets et services associés à des clients institutionnels et privés pour répondre aux nouveaux défis de la maîtrise de la situation spatiale, une champ devenu conflictuel : défis de sécurité en raison de la forte augmentation du nombre d'objets en orbite ; défis de sûreté liés aux changements géopolitiques et aux nouvelles capacités technologiques se traduisant par des comportements plus agressifs voire hostiles. Hemeria Surveillance va pouvoir industrialiser la production de données issues d'un système qui effectue aujourd'hui 100.000 mesures par jour.
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Les moyens mis en place permettent de réaliser la surveillance des orbites basses et d'offrir plusieurs services d'aide à la décision. Hemeria Surveillance va bénéficier de l'expertise et du savoir-faire de l'Onera grâce à la mise au de la station de réception passive Medoc, capable d'écouter Graves. Ce qui permettra à la startup de constituer son « catalogue autonome d'objets spatiaux, assurant des services d'alertes et d'aide à la gestion du trafic spatial », explique à La Tribune Nicolas Multan. La station Medoc, qui exploite le signal Graves permettra « de détecter de manière autonome et de restituer les orbites d'objets en orbite basse et ainsi fournir un service commercial très compétitif, appuyé sur une solution technologiquement mature », précise-t-il.
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