C'est une opération de consolidation modeste sous le signe de la souveraineté. Elle préjuge également de ce qui devrait se passer au dernier trimestre de cette année avec un mouvement de consolidation sans précédent dans le secteur de l'aéronautique et de la défense. Un peu plus d'un an après sa création, Hemeria se lance dans la croissance externe et renforce déjà très significativement "son rôle d'acteur stratégique de la base industrielle de défense française", soulignent Hemeria et éolane dans un communiqué.
Hemeria, qui fabrique des équipements et des systèmes pour des marchés comme la dissuasion française et l'industrie spatiale (35 millions de chiffres d'affaires), est en train de racheter le site des Ulis d'éolane, qui réalise, précise-t-on à La Tribune, environ une dizaine de millions de chiffre d'affaires. Il faut dire que les actionnaires d'Hemeria avec la revente de Nexeya à Hensoldt, disposent de suffisamment de cash pour réaliser cette opération.
Après avoir structuré une activité nationale centrée sur le New Space (nanosatellites) et des systèmes de défense, Hemeria complète son portefeuille avec les activités d'éolane les Ulis, qui travaille dans le maintien en condition opérationnelle dans le secteur de la défense (aéronautique militaire et sous-marins), mais aussi dans l'aéronautique civile et les transports ferroviaires. Site classifié Secret Défense, éolane Les Ulis, qui dispose d'un bureau d'étude de 70 ingénieurs et techniciens, répare également des instruments de très haute technologie.