Galileo : plus d'un milliard d'utilisateurs de smartphones dans le monde

 |   |  661  mots
Aujourd'hui, 95 % des entreprises produisant des puces pour smartphone pour la radionavigation par satellite fabriquent des puces compatibles avec Galileo.
Aujourd'hui, 95 % des entreprises produisant des puces pour smartphone pour la radionavigation par satellite fabriquent des puces compatibles avec Galileo. (Crédits : Cnes)
Le système européen de radionavigation par satellite Galileo atteint le milliard d'utilisateurs de smartphones dans le monde.

Le nombre estimé de smartphones compatibles Galileo a atteint un milliard d'utilisateurs. Un succès pour ce programme européen. "Ce seuil atteint est calculé sur la base des ventes de smartphones utilisant Galileo à l'échelle mondiale", a expliqué la Commission européenne. "Cette étape importante a été atteint dans la semaine où l'Agence du GNSS européen (GSA), responsable de l' exploitation du programme Galileo, célèbre son 15e anniversaire", a expliqué de son côté la GSA. Aujourd'hui, 95 % des entreprises produisant des puces pour smartphone pour la radionavigation par satellite fabriquent des puces compatibles avec Galileo.

"Galileo fournit à présent des services perfectionnés de synchronisation et de navigation à un milliard d'utilisateurs de smartphones dans le monde. Et cela grâce à des efforts véritablement européens pour mettre en place le système de radionavigation le plus précis au monde, avec le soutien et l'engagement de la GSA. Je suis convaincue que notre industrie spatiale continuera à prospérer grâce aux travaux, aux idées et aux investissements toujours plus nombreux dans le cadre du nouveau programme spatial de l'UE", a souligné la commissaire chargée du marché intérieur, de l'industrie, de l'entrepreneuriat et des PME, Elżbieta Bieńkowska.

En réalité, le nombre d'utilisateurs de Galileo est beaucoup plus important, a fait valoir la Commission. En Europe, tous les nouveaux modèles de voitures ayant l'autorisation de mise sur le marché sont équipés du système eCall, qui utilise Galileo pour communiquer la localisation du véhicule aux services d'urgence. Depuis cette année, Galileo est intégré dans les tachygraphes numériques des camions, qui permettent l'enregistrement de la vitesse et de la distance, afin de garantir le respect des règles relatives au temps de conduite et d'améliorer ainsi la sécurité sur les routes.

Service de recherche et sauvetage

Galileo propose également un service de recherche et de sauvetage (SAR), qui réduit à moins de dix minutes le temps nécessaire pour détecter une personne équipée d'une balise de détresse en mer, en montagne ou dans le désert. Avec Galileo, la précision de la géolocalisation s'est améliorée, passant de dix kilomètres à moins de deux kilomètres. A l'avenir, le système confirmera également à la personne en détresse que les secours sont en route.

Enfin, Galileo fournit aux gouvernements un service public réglementé, pour une utilisation répondant à des objectifs de sécurité. Il offre un service robuste et entièrement crypté qui permet aux pouvoirs publics de garantir la continuité des services en cas de situations nationales d'urgence ou de crise, telles que des attaques terroristes.

Dysfonctionnements cet été

Au cœur de cet été, lsystème européen de navigation par satellite Galileo est tombé en panne. Un incident qui a entraîné une interruption temporaire des services initiaux de navigation et de minutage, à l'exception du service de recherche et de sauvetage. A l'origine de ce dysfonctionnement, un changement de logiciels effectué par l'Agence spatiale européenne, dans les deux centres de contrôle de la constellation Galileo basés en Italie et en Allemagne. Cette initiative a perturbé le système en exploitation, notamment la synchronisation du système.

Une commission d'enquête indépendant, présidée par l'ancienne secrétaire d'Etat au Travail et aux Transports, Carmen Librero Pintado, a été désignée pour faire la lumière sur ce qui s'est réellement passé. Les recommandations préliminaires de la commission sont attendues pour octobre et les recommandations finales pour fin 2019. Elle est également composé du directeur des services de la navigation aérienne (DSNA) à la DGAC, Maurice George, du conseiller principal de l'Office fédéral allemand de la sécurité de l'information, Wolfgang Paulowicz et du directeur du Centre commun de télédétection par satellite (ministère de la défense), la capitaine Lorenzo Agnarelli (Italie).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/09/2019 à 6:49 :
Se système a deja 15 àns , et tout les probleme ne sont pas regler...
Ensuites les utilisateurs potentielles n'on pas l'opportunité de choisir quelle systeme utiliser ( GPS ou autre ) . Apres tous ses efforts financier , j'espère que nous finirons par avoir un systeme fiable et efficaces ...
Non seulement s'est stratégique , mais nous ne pouvons nous remettre éternellement au bon vouloir des USA ....
a écrit le 10/09/2019 à 11:48 :
C'est de la pub ????
a écrit le 09/09/2019 à 22:53 :
On pourra dire ce que l'on veut mais la mise en service de Galiléo a un énorme impact sur notre indépendance stratégique et n'a franchement pas couté très cher aux regards des enjeux. Évidemment certains diront que dix milliards d'euros c'est énorme.
Mais jusqu'ici les pays européens et notamment leurs armées étaient totalement dépendantes du GPS et donc vassales des USA. Les pays européens se sont donné les moyens d'être indépendants sur la géolocalisation, les russes l'ont fait, les chinois sont en train de le faire . Clairement le système Galileo est une belle réussite.
Réponse de le 10/09/2019 à 10:42 :
comme vous le dites, le seul interet de galileo est le militaire. et curieusement c est le seul usage pas mentionne dans l article ;-)
Bon c est vrai que le militaire c est pour de nombreux pays de l UE totalement secondaire (on est un des rare pays a avoir une armee qui se bat regulierement. les pays bas par ex se foutent des appli militaires de galileo).

Pour le reste, on appreciera que l article vante l eCall qui permet de mettre un mouchard sur toutes les voitures de l UE. ca c est un progres !!! savoir ou va chaque personne, quand il roule trop vite … ca fait rever
a écrit le 09/09/2019 à 20:14 :
Vous êtes certain de la précision de géolocalisation . 2km ? Je pense plutôt à 2m ou même 20 cm.
a écrit le 09/09/2019 à 20:00 :
Cet article a directement été écrit par la commission européenne ?
a écrit le 09/09/2019 à 19:37 :
Bravo, encore un joli programme européen !
a écrit le 09/09/2019 à 18:13 :
"Ce seuil atteint est calculé sur la base des ventes de smartphones utilisant Galileo à l'échelle mondiale"

Qui sont les clients svp ? Combien de chiffre d'affaire ? Combien de recettes ? Qui les encaisse ? Parce que je vois très mal GPS se faire dégager aussi rapidement alors que là depuis très longtemps maintenant.

Bref... des chiffres !

Merci.
Réponse de le 09/09/2019 à 21:43 :
Les chiffres en question sont bidons
Tout simplement car il est impossible de savoir qui utilise vraiment Galileo (heureusement d ailleurs les récepteurs ne communiquent pas avec un centre qui les comptent)

Les seuls a utiliser vraiment Galileo sont les militaires (ils sont ainsi indépendant des usa (gps) et Russie (glonass)
Pour le civil on utilise en général le gps et glonass et Galileo
Mais comme il y a bien plus de satellites gps que gallileo le résultat gps seul rst souvent suffisante
Réponse de le 10/09/2019 à 9:35 :
Merci ! C'est comme si du jour au lendemain on nous affirmait que linkedln avait renversé la table et fait tomber Facebook ! :-)

Ça y est on en est à se raconter des fables en UE, inquiétant...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :