Comment la GSA a remis en orbite le système Galileo

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Au cœur du problème,
Au cœur du problème, (Crédits : ESA-J. Huart)
A l'origine du dysfonctionnement du système Galileo, un changement de logiciels par l'Agence spatiale européenne, dans les deux centres de contrôle de la constellation Galileo basés en Italie et en Allemagne. Une initiative qui a perturbé le système en exploitation, notamment la synchronisation du système.

C'est un véritable tour de force qu'a réussi la GSA, l'agence de l'Union européenne, qui gère les constellations Galileo et Egnos, pour relancer aussi vite le système Galileo avec succès. C'est elle qui a pris la décision de rebrancher le système Galileo avec le plein soutien de la commissaire Elżbieta Bieńkowska. La cause a été identifiée après la réinitialisation du système et la panne a pu être réparée. Au cœur du problème, un changement de logiciels par l'autorité de développement, en l'occurrence l'Agence spatiale européenne (ESA), dans les deux centres de contrôle de la constellation Galileo basés en Italie et en Allemagne. Une initiative qui a grandement perturbé le système en exploitation, notamment la synchronisation du système, selon nos informations.

Résultat, la GSA, Spaceopal, la co-entreprise italo-allemande détenue par l'agence spatiale allemande (DLR) et Telespazio, et Thales Alenia Space ont dû reconfigurer le plus vite possible les sites pour les refaire fonctionner. L'enquête a donc permis d'éliminer un dysfonctionnement des antennes de synchronisation, un temps suspectées par l'ESA. Surtout, elle a quasiment exclu une cyberattaque (malware....) ou un acte malveillant, qui aurait perturbé le système Galileo.

Un comité d'enquête indépendant

Dès que l'incident a été déclaré, une commission de révision des anomalies a été convoquée et des procédures de récupération urgentes ont été activées dans les infrastructures Galileo concernées. Des équipes opérationnelles ont travaille sur des actions de récupération 24h/24h et 7 jours sur 7 pour restaurer les services de navigation et de synchronisation Galileo dès que possible. Sur la base des résultats des activités de dépannage, plusieurs éléments de l'infrastructure au sol ont pu être  réinitialisés.

"Nous allons créer un comité d'enquête indépendant chargé d'identifier les causes profondes de l'incident majeur, a précisé la GSA dans son communiqué. Cela permettra à la Commission, en tant que gestionnaire de programme, de tirer les leçons de la gestion d'un système opérationnel regroupant plusieurs millions d'utilisateurs dans le monde, en collaboration avec l'Agence européenne de la sûreté de l'UE".

Ce comité d'enquête indépendant devrait permettre de faire la lumière sur ce qui s'est réellement passé et donc éliminer les fausses informations. Car déjà l'ESA semble chercher à se dédouaner en trouvant des boucs émissaires, comme Thales Alenia Space, fabricant des antennes de synchronisation. Ce qui semble illégitime puisque l'enquête a éliminé cette cause.

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Commentaires
a écrit le 21/07/2019 à 8:51 :
Galileo n'est pas fiable, un jour il marche, le lendemain il ne fonctionne plus..
Un systeme peu fiable n'est d'aucun interet.
Que peut-on y faire ?
a écrit le 20/07/2019 à 23:29 :
Donc, ouai... On nous vend que la commission sert à qqch, que l’ESA doit rentrer dans le rang et que heureusement que là commissaire est là pour rattraper les boulettes. Où quand un incident technique est utilisé à des fins politiques...
Les fonctionnels, qui ne sont ni à l’origine du problème, ni intervenant dans leur résolution, racontent une histoire qui sert leurs intérêts.
a écrit le 20/07/2019 à 17:14 :
"avec le plein soutien de la commissaire Elżbieta Bieńkowska. " Parce que bien sûr, cette dame est tout à fait qualifiée pour donner son avis en la matière...MDR.
a écrit le 20/07/2019 à 11:07 :
Galileo , galileo ...il ne se passe donc plus rien à Bruxelles .
a écrit le 20/07/2019 à 7:40 :
Il n'y a pas de quoi se féliciter d'avoir mis plusieurs jours pour réactiver l'application. Je n'ai jamais vu au cours de ma carrière une panne informatique durer si longtemps. C'est inadmissible qu'un système aussi critique soit géré avec une telle désinvolture. En principe, on doit d'abord s'assurer que les systèmes de secours fonctionnent avant toute maintenance. Mais au fait, existe-t-il des systèmes de secours ?
a écrit le 19/07/2019 à 14:51 :
Dans cette affaire, il y a beaucoup d'intervenants : CE, GSA, ESA, industriels, sans parler des Etats. L'ESA, qui a les crédits in fine, prend les autres partenaires d'un peu haut malgré son manque d'expérience dans certains domaines. Et des fois, elle se prend un retour de flamme en sortie du carneau.
a écrit le 19/07/2019 à 13:43 :
Comme quoi dans l'espace il vaut mieux se garder de ses amis que a grand frais de ses pretendus ennemis
a écrit le 19/07/2019 à 13:23 :
Le seul responsable c'est le prestataire . Il n'à pas été bon comme Boeing !8
a écrit le 19/07/2019 à 12:58 :
Ils sont passés de Windows XP à 10 et ça a buggé ? Normal, généralement, on garde ce qui fonctionne bien (pour ça que certains systèmes à Roissy(Orly ?) sont toujours sous Windows 3 16 bits, vu que ça tourne sans soucis, tout portage risquerait de provoquer des défauts, du moins exiger des tests pour s'assurer que rien ne cloche).
En téléphonie sans fil, parfois, y a des blocages à cause d'une évolution logicielle des serveurs, tout se retrouve bloqué, c'est le progrès. :-)
Réponse de le 21/07/2019 à 4:52 :
Le nombre d’experts sur ce forum ca fait peur, ca donne son avis sans savoir les vrais raisons de la panne...

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