L'Allemagne va-t-elle faire main basse sur Galileo ?

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L'Allemagne spatiale devrait donc consolider ses positions dans Galileo, un programme qui doit pourtant beaucoup à la France au moment de sa création
L'Allemagne spatiale devrait donc consolider ses positions dans Galileo, un programme qui doit pourtant beaucoup à la France au moment de sa création (Crédits : ESA-J. Huart)
L'industrie allemande souhaite poursuivre sa mainmise sur le programme Galileo. Spaceopal et OHB sont en pole-position pour remporter deux nouvels appels d'offres majeurs. Bruxelles va lancer le 15 décembre les services initiaux de la constellation.

Pour l'Allemagne, Galileo est bel et bien un enjeu industriel majeur. Sur deux appels d'offres majeurs en cours, l'industrie allemande, qui serait "aidée" par l'Agence spatiale européenne (ESA) selon des sources concordantes, est en pole-position pour les remporter. L'Allemagne spatiale devrait donc consolider ses positions dans Galileo, un programme qui doit pourtant beaucoup à la France au moment de sa création. Le résultat des courses est attendu le 15 décembre, date à laquelle la Commission européenne va annoncer le lancement des services initiaux de Galileo, selon nos informations, ainsi que le nom du vainqueur d'au moins un des deux appels d'offres.

Spaceopal rempile

La société italo-allemande Spaceopal va rempiler pour gérer les infrastructures spatiales et terrestre de la constellation. La décision a été prise fin novembre. La société commune entre le DLR, le centre de recherche allemand aérospatial, et Telespazio, la coentreprise entre Leonardo (67%) et Thales (33%) a gagné, selon des sources concordantes, cet appel d'offres en partenariat avec Deutsche Telekom, qui a pris la place de BT et Thales Alenia Space (TAS). D'autant que Spaceopal aurait fait une "super offre" financière en proposant 1 milliard d'euros alors que sa première offre s'élevait pourtant à 1,8 milliard d'euros. "C'est du dumping financier, s'agace-t-on en France. Les Allemands veulent à tout prix mettre la main sur Galileo". Spaceopal a très logiquement bénéficié de la puissance du lobby allemand au sein de l'ESA, qui a d'ailleurs à sa tête l'ancien patron du DLR, Johann-Dietrich Wörner.

Du côté des perdants un peu plus chers que Spaceopal, ça s'agite. Airbus a déjà déposé un recours et Eutelsat, à la tête d'un vaste consortium européen réunissant des entreprises espagnole, française (TAS France), britannique, belge, allemande, italienne et polonaise, hésite encore. Selon nos informations, l'opérateur de satellites, contraint d'intégrer dans son offre au prix fort deux centres de contrôle de Spaceopal Fucino et Oberpfaffenhofen, a adressé à Bruxelles une simple demande d'information, qui n'a pas de valeur contentieuse. En fonction de la réponse, il prendra sa décision. Car selon un observateur neutre, Eutelsat aurait remis "l'offre la plus audacieuse et la plus compétente en matière de soutien de Galileo".

Sur les recommandations de l'ESA et de la GSA, l'agence de l'Union européenne qui assure la mise en œuvre de Galileo, c'est bien Bruxelles qui devrait révéler le 15 décembre le choix de Spaceopal. Elle n'a d'ailleurs que très peu de marges de manœuvre pour s'opposer à cette recommandation. Acet égard, la GSA, dont le président du conseil d'administration est le président du CNES Jean-Yves Le Gall, est une agence décentralisée de l'UE et dispose d'une personnalité juridique propre.

Et OHB?

Quel industriel va-t-elle choisir pour compléter la constellation européenne Galileo? Trois constructeurs sont en compétition pour remporter un appel d'offres lancé au printemps par la Commission pour la construction de huit nouveaux satellites. Il s'agit de la société allemande OHB-System, qui a déjà fourni les 22 premiers satellites en configuration opérationnelle (FOC, Full operational capability), d'Airbus Space Systems, qui a fabriqué les quatre premiers satellites expérimentaux (IOV, in-orbit validation) et, enfin, de Thales Alenia Space (TAS) Italie.

La Commission a étudié deux options. La première consisterait à confier à nouveau à OHB, la fabrication des huit nouveaux satellites, la seconde à partager le contrat en deux pour le donner à deux constructeurs, dont OHB. Concrètement, elle doit décider si elle poursuit à se fournir en mono-source avec le groupe installé à Brême ou si pour limiter les risques d'approvisionnement, elle fait appel à un deuxième fournisseur. Pour des raisons de coût principalement, l'ESA, qui gère le programme spatial pour le compte de Bruxelles, a recommandé en septembre à la Commission de choisir à nouveau OHB, selon nos informations. Bruxelles n'est pas tenu de suivre le choix de l'Agence spatiale.

Le rôle majeur de la France dans la création de Galileo

La France a joué un rôle majeur dans la création et la réorientation du programme Galileo, a rappelé en janvier dernier la Cour des comptes. Son influence s'est cependant, ces dernières années, érodée dans les instances de pilotage de la maîtrise d'ouvrage des deux programmes, a-t-elle expliqué. Fin 2013, l'ESA avait confié à la France un chiffre d'affaires de 20% environ du montant global des contrats principaux pour Galileo. En France, la prise en charge de ce programme sur le budget communautaire a eu pour effet de réduire la visibilité politique de Galileo, et l'importance des enjeux. Selon la Cour des comptes, "le risque existe que la France ne tire pas suffisamment parti de Galileo après en avoir été pourtant le premier et le plus tenace promoteur".

Notamment la France, via TAS France, a obtenu en 2011 un contrat de la Commission européenne. TAS a développé et déployé le segment sol de mission Galileo (GMS - Galileo Mission Segment) et du centre de sécurité Galileo (GSF - Galileo Security Facility). Le segment sol de mission Galileo (GMS) est au cœur du système de navigation européen par satellite. Il comprend un réseau global de stations de référence pour surveiller le signal en provenance des satellites, un autre réseau de stations terrestres pour l'envoi des données de navigation aux satellites, des réseaux de communication parallèles, et un ensemble complexe d'éléments de traitement. Collectivement, ils fourniront des services de navigation qui seront à la fois précis, fiables et dignes de confiance. Enfin, le GSF sera responsable pour la gestion de l'accès des utilisateurs au service crypté PRS (Public Regulated Service) de Galileo.

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Commentaires
a écrit le 11/12/2016 à 20:59 :
En Allemagne s'il faut mettre un coup de collier pour arracher un contrat les syndicats jouent le jeu avec les patrons en France la seule chose qui interresse les syndicats ce n'est pas la pérénité de l'entreprise mais la pérénité des congés !!!!!!
a écrit le 11/12/2016 à 20:58 :
En Allemagne s'il faut mettre un coup de collier pour arracher un contrat les syndicats jouent le jeu avec les patrons en France la seule chose qui interresse les syndicats ce n'est pas la pérénité de l'entreprise mais la pérénité des congés !!!!!!
a écrit le 09/12/2016 à 15:58 :
Ben, l'Allemagne a depuis longtemps fait main basse sur toute l'Union européenne. Alors, Galileo...
Réponse de le 05/07/2017 à 12:33 :
Justement, on n'a plus le précédent, on a changé de gouvernement. Nous le verrons à l'oeuvre.
Réponse de le 05/07/2017 à 12:39 :
Justement, on n'a plus le précédent, on a changé de gouvernement. Nous le verrons à l'oeuvre. Il semble vraiment s'intéresser à la France. Le quinquennat précédent a été mauvais et il y a des choses qui ne se rattrapent pas.
Réponse de le 05/07/2017 à 14:56 :
Malheureusement il semble que vous ayez raison. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'Union Européenne ne pourra pas perdurer, à moins de se réformer complètement. Le premier problème étant d'après moi celui de la monnaie.
Mais je ne suis qu'un petit commerçant dont l'opinion n'a aucune importance.
a écrit le 08/12/2016 à 19:57 :
M. Cabirol,
espérez vous d'améliorer la visibilité de votre article avec ce style polémique? "L'Allemagne va-t-elle faire main basse sur Galileo ?" Et la France est la pauvre victime ? L’ennemie se trouve à l'est ? Heureusement, à la fin vous mentionnez quand même que le cœur de Galileo, le GMS, se trouve bien côté français. Beaucoup de pays en Europe participent au projet, et chacun veut un morceau. Savez vous combien de travail est sous-contracté par la suite dans d'autres pays, Espagne, Italie etc.. Pourriez vous mentionner aussi combien de fois la France a fait main basse, comme vous dites, sur d'autres projets ? Puisqu'on est dans la navigation, parlez aussi d'EGNOS qui est à 0% allemand, on ferme même le centre de contrôle allemand.
C'est rare qu'on voit un article aussi biaisé dans un journal national.
a écrit le 08/12/2016 à 19:10 :
S'agissant du prétendu favoritisme de l'ESA en faveur de l'Allemagne, c'est totalement faux : la France a longtemps eu une position pré-eminente au sein de l'ESA. Ce n'est pas parce que cette la position de la France tend à se "normaliser" qu'il faut pour autant conclure à une influence occulte grandissante de l'Allemagne. Par ailleurs l'ESA n'a, maintenant que Galileo atteint sa phase opérationnelle, qu'un rôle consultatif dans le cadre de ces marchés, et c'est in fine la Commission Européenne qui décide, donc l'impact de l'avis de l'ESA, quel qu'il soit, est limité et c'est plutôt au niveau de la Commission Européenne qu'il faut analyser les rapports de force.
a écrit le 08/12/2016 à 15:26 :
Les Allemands ont une approche assez simple et parfois efficace sur ce genre d'appel d'offre : contrairement à ce qui est indiqué dans cet article ainsi que dans les autres du même auteur sur le même sujet, ils s'efforcent de délivrer des offres effectivement très compétitives, comptant plus sur la performance de leur offre que sur l'action des lobbies. Parfois, ça marche ! Rappel : le programme Galileo n'est pas assujetti aux règles de retour géographique, en conformité avec les règles de marché qui prévalent au niveau de la Commission Européenne, et qui privilégient, en principe au profit des contribuables européens, les offres au meilleur coût, quelles qu'en soit l'origine. Dès lors ce discours sur une prétendue injustice vis à vis de la France dans lel cadre du programme Galileo est déplacé. La France n'a qu'a soumettre des offres compétitives et alors on pourra en reparler.
a écrit le 08/12/2016 à 15:24 :
Le projet de la France, c'est l'Europe.
Le projet de l'Allemagne...c'est l'Allemagne.
Arrêtons le massacre !!!
Réponse de le 05/07/2017 à 12:42 :
Votre propos est hélas juste. Aux débuts de Galiléo, il y avait d'abord la France, qui s'est fait reculer par l'Allemagne lorsqu'elle en a compris tout l'intérêt.
a écrit le 07/12/2016 à 21:33 :
Hollande n'a rien trouvé de mieux que d'envoyer Moscovici à Bruxelles. Arrivé presqu'au bout de son mandat de 5 ans, je ne sais pas s'il a compris que Merckel défend d'abord les intérêts de l'Allemagne, et que pour elle, Bruxelles n'est qu'un moyen parmi d'autres de contrôler l'Europe.
a écrit le 07/12/2016 à 19:53 :
Et je suis sûr que nos "dirigeants" ne vont rien faire pour défendre les intérêts Français. Nous n'avons pas fait l'Europe pour que l'Allemagne prenne tout.
Réponse de le 05/07/2017 à 12:45 :
C'est là le point douloureux : nos dirigeants ne font pas grand chose pour défendre les intérêts français. Peut-être que l'actuel gouvernement se bougera pour faire avancer la France. Parce que si on a reculé, c'est d'abord à cause des dirigeants dont le dernier fut une catastrophe pour la France, donc pour les Français.
a écrit le 07/12/2016 à 19:45 :
Nos dirigeants se couchent devant l'Allemagne mais les médias ont contribué à un certain complexe d'infériorité de la France.
Il faut être réaliste, l'Allemagne fait ce qu'elle veut parce que la France la soutient en permanence.
a écrit le 07/12/2016 à 19:29 :
comment voullez vous faire l europe avec des articles pareille ; a part l industrit française qui réillonne le reste ne vaut rien il faut étre un peut moin franchouillart
Réponse de le 08/12/2016 à 0:32 :
8 Fautes en deux lignes !
Réponse de le 05/07/2017 à 12:47 :
Essayez d'être franchouillard, notamment en ce qui concerne la langue française et son orthographe, qui sont remarquables.
a écrit le 07/12/2016 à 16:30 :
Les eurosceptique aboies et l'europe avance, on avait déjà ce cher romaric comme germanophobe et eurosceptique voila michel en soutien
Réponse de le 09/12/2016 à 16:03 :
Faut distinguer entre l'Europe et l'UE. cette dernière n'avance pas, elle fonce, elle fonce droit dans le mur. La faute, autant à son conducteur (l'Allemagne qu'aux passagers apeurés qui laissent faire)
a écrit le 07/12/2016 à 16:09 :
Les Allemands font une proposition financière intéressante si la qualité et la fiabilité sont au rendez vous , c' est que la concurrence n' est pas à niveau . Le pragmatisme n' est pas une qualité Française , il faut s' en convaincre .
Réponse de le 07/12/2016 à 17:36 :
Ni la fiabilité ni la qualité ne sont au rendez vous.
Les pannes et les pertes de satellites sont déjà nombreuses
Réponse de le 07/12/2016 à 19:47 :
on l'a bien vu avec VAG...le pragmatisme à l'allemande...
quand l'Europe va s'écrouler, je serais curieux de voir la tronche des retraités allemands. patience...
a écrit le 07/12/2016 à 14:08 :
Depuis des années l'Allemagne nous vole nos projets industriels sans reaction de l'état français. J'en ai marre de nos dirigeants sans courage ou plutôt sans savoir réaliser des stratégie afin de conserver nos interets nationaux.
Réponse de le 07/12/2016 à 18:14 :
Dégouté et Exaspéré : vous exprimez très exactement mon sentiment. Sarkozy et Hollande n'ont été que les paillasses et caniches et béni oui-oui de Merkel.
Réponse de le 05/07/2017 à 12:50 :
Bien vu. Il faut remonter à loin pour trouver un dirigeant digne de notre pays. Et à la hauteur, en oubliant un peu leur personne et leur intérêt personnel.
a écrit le 07/12/2016 à 13:58 :
Excelente illustration d'être un nain industriel et financier . La France pense , l'Allemagne produit . La France n'est pas un pays industriel car elle n'à pas la ténacité nécessaire . C'est ai si qu'elle est à tire dans Airbus mais si cette société est prospère elle le doit aux allemands qui 'abandonnent jamais face aux difficultés techniques alors que nous laissons facilement tomber au cri on sait déjà faire mieux !!!....... C'est ainsi que la France est toujours in8capable de fabriquer un moteur d'avion . La dernière preuve avec le Silvercrest de la Snecma .
Réponse de le 07/12/2016 à 19:52 :
'mais si cette société est prospère elle le doit aux allemands qui 'abandonnent jamais face aux difficultés techniques'
Admirable connaissance de la réalité industrielle Airbus.....Mort de rire. Allez encore une autre comme ça. Vous pouvez faire mieux. Plus désopilant. La soirée s'annonçait calme, heureusement qu'il reste quelques pangermanistes déchainés pour rigoler un peu.
Réponse de le 08/12/2016 à 10:25 :
Il faudra m'expliquer en quoi la France aurait plus d'échecs industriels que l'allemagne. La connaissance sur la fabrication de grands avions civils étaient avant tout française et anglaise. Le concorde est l'aboutissement de cette maîtrise techniqe. La Fabrications de moteur européens performants sur le civil est aussi anglaise et française (rolls Royce, snecma). La réalisation du rafale montre qu'un programme franco francais pouvait réussir sans dérapage majeur malgré l'étroitesse du marché national et des difficultés à l'export. Snecma fournit le M88 pour les rafales qui ne démérite pas. Si l'on compare avec l'Eurofighter, programme dans lequel l'Allemagne est engagé. On peut voir que l'avion a des soucis structurel (vieillisement accéléré de la cellule), que le coût du programme a explosé que le type d'avion ne correspond pas aux conflits du moment (interception plus que omnirole, incapable pour le moment de mener des bombardements seul). Enfin, les seuls lanceurs de missiles balistiques sont francais, idem pour le spatial.


Bref, on ne démérite pas, sans être parfait. Mais qui l'est ? Les US, avec la quasi totalité de leurs programmes militaires dont les coûts explosent (cf le JSF), la fracturations hydraulique qui est une belle réussite industrielle et environnementale, et pas du tout assise sur une montage de dettes ? Arrêtez de nous flageller. On se gaufre parfois et on réussi tout autant. Sinon, nous serions déjà au fond du trou !
a écrit le 07/12/2016 à 11:54 :
Depuis 10 ans, force est de constater que nos dirigeants sont des incapables. Dans tous les domaines, notre influence régresse au profit de l'Allemagne, qui pour sa part ne se prive pas d'essayer de nous évincer. C'est lamentable. Un rapport franc et sincère avec l'Allemagne est indispensable, pour la France et pour l'Europe. Cessons d'avoir peur d'eux ! On doit discuter, se disputer avec notre voisin ! Ce sont des relations normales entre deux pays qui se respectent ! Arrêtons cette puérile sidération face à l'Allemagne. Je comprends d'ailleurs qu'ils nourrissent un certain mépris à notre égard. On ne respecte que ceux qui résistent, pas ceux qui se soumettent.
Réponse de le 08/12/2016 à 9:44 :
On respecte en premier lieu ceux qui respectent leurs engagements !!
a écrit le 07/12/2016 à 10:42 :
La France doit savoir dire non à une Allemagne hégémonique et enfin comprendre qu'elle n'est plus notre principal partenaire mais qu'elle est notre principale adversaire économique. Le problème c'est qu'au travers du mythique couple franco-allemand initial on n'ose plus critiquer la grande Allemagne. La France a des moyens de pressions mais elle refuse de les appliquer car la soumission morale vis à vis de la "réussite allemande" est trop forte. Il ne faut pas attendre d'avoir rattraper nos voisins d'outre Rhin pour se défendre, il faut le faire des à présent, après il sera trop tard.
Réponse de le 07/12/2016 à 11:54 :
@Paul
"Après il sera trop tard"... Compte tenu de la montée des nationalismes, ces sera... la guerre.
a écrit le 07/12/2016 à 10:32 :
dd
a écrit le 07/12/2016 à 10:16 :
La France est comme souvent initiatrice dans les projets innovants particulièrement dans le domaine spatial, Pour la rentabilité c'est autre chose. Pour GALILEO la maîtrise d'oeuvre est allemande et italienne je crois et les fameux retours géographiques même sans maîtrise techno sont monnaie courante . Résultat des dérives de coûts abyssales et des retards énormes. L'A400 en est aussi un exemple consternant malheureusement. C'est malgré tout un progrès que ces programmes aient pu être menés à bien.
a écrit le 07/12/2016 à 10:08 :
Ce n'est hélas que la mise en oeuvre du Livre blanc paru il y a quelques années sur la Politique spatiale de nos "amis allemands" : Être le leader européen du secteur pour ensuite se partager le gâteau avec leurs amis américains


La même dérive s'est installée depuis longtemps de façon pernicieuse pour l'aéronautique civile dans l'indifférence de nos politiques qui se sont contentés de miettes habilement offertes mais ont délaissé l'essentiel une Industrie souveraine et regalienne pour notre pays au profit de l'hypocrisie de l'Europe et du libéralisme
Heureusement cette épopée du 1/2 siècle dernier qui avait consacré de façon incontestable le leadership de l'industrie Aéronautique et Spatiale française est encore en mémoire de beaucoup de ses acteurs
Qu'ils en soient vivement remerciés

PIAFFE : Pour une Industrie Aérospatiale Française Forte en Europe
Réponse de le 08/12/2016 à 10:00 :
Ca me fait rigoler ! Mais qui a fait bande à part dans le projet de développement d un chasseur-bombardier europeen ? Resultat : 4 grands pays , Allemagne, GB, espagne et Italie se sont partagés les frais de l´Eurofighter, repartis entre temps sur environ 500 avions livrés aux differentes armées. La France pavoise avec un Rafale certes invendable mais qui a couté une fortune aux contribuables francais. Jouer au Cocorico c est bien joli mais faut il en avoir les moyens et la j ai des doutes !
a écrit le 07/12/2016 à 9:07 :
C'est pas bon de laisser parler l'hégémonie allemande, jamais.
a écrit le 07/12/2016 à 8:38 :
Union Européenne, ou l Union de la défense des intérêts privés et de l Etat le plus fort au détriment de l intérêt collectif...
a écrit le 07/12/2016 à 8:14 :
La France aurait perdu de son influence européenne ??? Noooonnn ?! j'y crois pas ! On a pas un Président et un premier ministre particulièrement actifs sur les questions européennes ??! Ben il serait temps qu'ils s'y mettent !
L'europe va exploser, l'Allemagne va ramasser ce qu'il en restera... et nos politiques restent passifs !
La France est très forte pour développer de nouvelles technologies (galileo, et avant, le minitel par exemple...), mais ensuite, laisse les autres s'accaparer l'exploitation rentable... Dans tous les secteurs, l'Allemagne place ses hommes, et la France laisse faire sans combattre : on commence à en sentir les effets ! Et quand les francais prennent le controle d'une structure étrangère (Air France prenant le contrôle de KLM par exemple), les Francais donnent tellement de gages aux étrangers qu'à la fin, ce sont les étrangers qui donnent le LA dans le nouveau groupe ! Malheureusement, l'inverse n'est pas vrai !
Si les politiques français veulent sauver l'UE, s'ils veulent sauver l'Euro, ils doivent se réveiller, s'organiser avec ceux qui veulent aller de l'avant, et surtout, aller dans le sens de l'intérêt des populations et pas se plier au diktat... mais ça c'est pas gagner !
Hollande n'est plus candidat, il est "cramé" et n'a donc plus rien à perdre : seul un sursaut européen à son actif pourrait redorer son image dans l'histoire... il lui reste 5 mois pour agir...
Réponse de le 07/12/2016 à 11:30 :
Holande n'a-t-il pas écrit "si les allemands me lachent, je suis fichu " ?

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