C'est une autre forme de guerre, qui combine désormais des moyens et des actions ambigües, militaires ou non, des forces conventionnelles ou irrégulières à l'image du conflit en Crimée en 2014. La guerre hybride se joue dans des zones grises tels que les océans, l'espace, les champs cyber et informationnel. Des zones grises dont la maîtrise est primordiale pour anticiper les attaques et pourquoi pas être en mesure de répliquer. Avec la guerre informationnelle, les cyberattaques, l'espionnage de satellites, la guerre a clairement changé de forme et ne se cantonne plus aux trois domaines air-terre-mer. Ces nouveaux champs de conflits obligent les armées à s'adapter face à ces menaces d'un nouveau genre.
"L'hybridité est la combinaison de plusieurs modes d'actions dans le temps et dans l'espace. La particularité de la guerre hybride ou de l'hybridité est qu'elle va mêler des modes d'action purement militaires à des modes d'actions politiques, diplomatiques, économiques, sociaux, culturels. Toute la difficulté dans l'hybridité est de parvenir à synchroniser et coordonner les effets produits dans le temps et dans l'espace pour atteindre l'objectif politique qui est fixé par l'autorité politique", explique le général Pascal Ianni, conseiller communication et porte-parole du chef d'état-major des armées.