Septembre 2015 : c'est, selon des sources industrielles, la date prévue par le groupe aéronautique chinois Comac pour le roll-out (sortie d'usine) du C919, un avion moyen-courrier de plus de 150 sièges, un créneau que se partagent aujourd'hui Airbus et Boeing avec l'A320 et le B737. «En théorie, c'est septembre », explique-t-on à La Tribune. Sous réserve d'imprévus.
La date du "roll out" n'avait jamais été précisée par le groupe chinois qui se contentait d'évoquer une sortie d'usine mi-2015 pour un premier vol d'ici à la fin de l'année. Le lancement de la campagne d'essais en vol devrait plutôt débuter en 2016, selon ces mêmes sources qui ne donnent pas plus de précisions. Le laps de temps entre le "roll-out" et le premier vol est très variable. Il était de 4 mois pour l'A380 et de .... 17 mois pour le B787.
En revanche, la mise en service du C919 serait toujours prévue en 2018, même si beaucoup d'observateurs estiment que ce calendrier ne sera pas tenu. Pour eux une mise en service en 2019 ou 2020 semble plus réaliste.
Pour rappel, en 2009, quand Pékin a décidé de concevoir un tel monocouloir, le premier vol était prévu en 2014 pour une mise en service en 2014.
Après un début difficile dans l'aéronautique civile avec les péripéties rencontrées par l'avion régional ARJ21, qui s'apprête seulement à entrer en service 12 après le lancement du programme, les Chinois ne se laisseront pas découragés par d'éventuels nouveaux retards du C919. Cet avion qui fait appel à de nombreux fournisseurs étrangers sera suivi par d'autres appareils chinois. Comac travaille en effet avec le russe UAC sur la conception d'un appareil gros-porteur, bi-couloir de 250 à 350 sièges, dont la mise en service serait prévue vers 2023.
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Pour autant, selon certaines sources, «Pékin est beaucoup plus avancé que Moscou sur ce sujet. Les Chinois sont déjà sur des avant-projets, de RFI (request for information) auprès des fournisseurs. Ils n'avancent pas du tout à la même vitesse, ce qui risque de poser un jour des problèmes», explique-t-on. Certains observateurs n'excluent pas que, in fine, la Chine puisse continuer seule ce projet.
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