L'Espagne va monter à bord du futur avion de combat franco-allemand

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Le futur avion de combat européen, qui est l'une des composantes du programme SCAF, est appelé à remplacer dans les années 2040 l'Eurofighter assemblé en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne et en Italie, et le Rafale français.
Le futur avion de combat européen, qui est l'une des composantes du programme SCAF, est appelé à remplacer dans les années 2040 l'Eurofighter assemblé en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne et en Italie, et le Rafale français. (Crédits : DR)
L'Espagne va signer jeudi une lettre d'intention pour rejoindre le programme franco-allemand SCAF.

L'Espagne va rallier le programme franco-allemand SCAF (Système de combat aérien futur). La ministre Margarita Robles signera une lettre d'intention en ce sens avec ses homologues français et allemand jeudi en marge d'une réunion de l'OTAN à Bruxelles. Le futur avion de combat européen, qui est l'une des composantes du programme SCAF, est appelé à remplacer dans les années 2040 l'Eurofighter assemblé en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne et en Italie, et le Rafale français. Il devra faire face au F-35 américain ou à son successeur. L'Espagne avait envoyé une lettre à Paris et Berlin en décembre dernier pour demander à être associée au projet. Le ministère de la Défense évalue le coût d'entrée dans le projet à 25 millions d'euros sur deux ans.

Le SCAF a un rival européen, le projet britannique Tempest, confié à BAE Systems, et auquel se sont associés l'Italie et les Pays-Bas. "Le ministère de la Défense est convaincu que les deux programmes fusionneront au final, compte tenu de l'énorme investissement" que nécessitent ces programmes pour leur développement, avait expliqué le ministère dans un communiqué publié en décembre.

Berlin et Paris ouverts à des partenaires

Le tandem franco-allemand est toujours resté ouvert à d'autres partenaires européens, mais sans remettre en cause le leadership français. "Cela fait sens de l'ouvrir à d'autres partenaires dans l'Union européenne, en temps et en heure", avait estimé la semaine dernière la ministre de la Défense allemande, Ursula von der Leyen, aux côtés de Florence Parly lors d'une visite du site de Safran à Genneviliers. Les deux ministres avaient confié à Dassault Aviation et Airbus un premier contrat de 65 millions d'euros pour définir l'architecture de ce système. Interrogée sur le ralliement de l'Espagne, elle avait assuré : "Nous y travaillons, nous avons le projet de voir l'Espagne nous rejoindre dans les prochaines semaines, les prochains mois, nous nous réjouissons également de cela".

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Commentaires
a écrit le 16/02/2019 à 6:47 :
Toute cette débauche de milliards et de technologie pour attaquer les pick-up Toyota d'islamistes...
Réponse de le 17/02/2019 à 20:11 :
Si l'ennemi de demain ,( ils y en aura s'est sur) , que se soit des comique én pick-up Toyota d'islamiste tous juste capable de massacre des civile , mais se n'est pas sur ..... Et qui peux le plus, peux le moins , le contraire n'existe pas. Pour info .... Donc comme la Liberte n'a pas de prix , cela me semble un bonne investicement ...
a écrit le 14/02/2019 à 7:20 :
Partager à trois nations un projet ce que nous faisions seul avec le Rafale.....cela diminuera les possibilités d' EMPLOI en FRANCE dans un des rares domaines où nous avions un leadership
BRAVO LE GOUVERNEMENT mais dans 20 ans vous et vos enfants pantoufleront dans la haute fonction publique
a écrit le 13/02/2019 à 19:04 :
A part un "peu" d'argent pour la R&D et l'achat du produit quelles technologies va nous apporter l' Espagne ??
a écrit le 13/02/2019 à 14:14 :
Bonne nouvelle pour le programme
Mais pour que cela fonctionne, il va falloir que les espagnols comprennent et acceptent que l'on ne refera plus les mêmes erreurs que le programme A400M et Eurofighter !
Bref le partage industriel devra être raisonnable et dans la limite des compétences des entreprises espagnols. On l'a bien vu avec l'A400 M auquel le projet a été confié à des entreprises qui ont été dépassés par l'ampleur des difficultés techniques et les surcouts astronomiques que cela a engendré...
Surtout , le cahier des charges devra être cohérent et pas que chaque pays voudra faire son avion personnalisé qui risque aussi d'exploser les couts...
a écrit le 12/02/2019 à 17:54 :
Très bien : l'Espagne est un bon partenaire,
et a ses débouchés à l'export pour la commercialisation future.
Le Portugal n'est pas non plus à négliger : ce pays Sain, Monte vite et fort

( pologne, hongrie, roumanie, Belgique, pays-bas, danemark, suède, Norvège, acquis aux U.S : à ignorer !!!!!!!!!!!!!!! )
a écrit le 12/02/2019 à 17:45 :
Très bonne nouvelle pour les équipes de Getafe et Séville!
a écrit le 12/02/2019 à 16:21 :
Très bonne nouvelle! A moins 3 pays européens qui devraient acheter ce futur avion de combat (les autres se sont quasiment tous déjà jetés dans les bras du F-35 américain: RU, Italie, Pays Bas, Belgique...)

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