L'Espagne souhaite monter à bord du Système de combat aérien du futur européen

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L'Espagne devra débourser un montant estimé à 25 millions d'euros environ au cours des deux prochaines années pour entrer dans le programme SCAF (Système de combat aérien du futur)
L'Espagne devra débourser un montant estimé à "25 millions d'euros environ au cours des deux prochaines années" pour entrer dans le programme SCAF (Système de combat aérien du futur) (Crédits : DR)
Madrid a choisi Paris et Berlin plutôt que Londres, Rome et Amsterdam pour monter à bord du futur programme d'avions de combat européen. L'Espagne a demandé officiellement son entrée dans le programme Système de combat aérien du futur (SCAF).

Ce n'est pas une surprise mais cela reste une bonne nouvelle. L'Espagne a confirmé qu'elle voulait monter à bord du système de combat aérien du futur (SCAF) européen, qui entrera en service à l'horizon de 2040. La ministre de la Défense, Margarita Robles, a annoncé lundi dans un communiqué avoir transmis par lettre à ses homologues française et allemande, Florence Parly et Ursula von der Leyen, "le ferme intérêt" du gouvernement espagnol "à faire partie du futur chasseur européen du XXIe siècle" de sixième génération, impulsé par la France et l'Allemagne. Et ce dès la phase initiale du programme. Paris et Berlin vont lancer en janvier un contrat d'études d'architecture et de conception de SCAF d'une durée de deux ans sous un leadership conjoint Dassault Aviation et Airbus.

Margarita Robles demande que l'entrée de l'Espagne dans le programme SCAF soit officialisée par la signature d'une lettre d'intention (LoI) ou d'un protocole d'accord (MoU) tripartite. Pour rentrer dans le programme, l'Espagne devra débourser un montant estimé à "25 millions d'euros environ au cours des deux prochaines années", a précisé le ministère de la Défense espagnol. D'ici à la fin de l'année, les Espagnols vont rejoindre l'accord de haut niveau (HL Coord), qui avait été signé entre la France et l'Allemagne en avril dernier à Berlin. Enfin, Madrid devrait signer au premier trimestre une lettre d'intention ou MoU pour participer au programme SCAF.

Madrid choisit Paris et Berlin au lieu de Londres, Rome et La Haye

Le ministère a rappelé que deux projets d'avions de combat du futur étaient actuellement en concurrence : le programme franco-allemand et le programme britannique Tempest, auquel les Pays-Bas et l'Italie ont adhéré. "Le ministère de la Défense est convaincu que les deux programmes fusionneront au final, compte tenu de l'énorme investissement" que nécessitent ces programmes pour leur développement, a expliqué le ministère dans son communiqué. L'Espagne a choisi le projet de Paris et de Berlin. Avant 2025, l'armée de l'air devra remplacer les 20 chasseurs américains F-18 déployés à la base de Gando (îles Canaries) et d'ici à 2030, 65 F-18 supplémentaires.

Le ministère a rappelé que le FCAS sera composé d'un avion piloté et son escorte de drones qui serviront à leurrer les défenses adverses et à donner de l'allonge aux missions. Au-delà, ce système sera intégré à une flotte de plusieurs plateformes, dont feront partie les drones à moyenne altitude et à longue portée (programme EuroMale, auquel l'Espagne participe à 23%), des satellites et des missiles de croisière.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2018 à 14:23 :
la GRANDE BRETAGNE avec le BREXIT risque poser des problèmes …..
a écrit le 05/12/2018 à 12:45 :
Jusqu’à présent on parlait quasi exclusivement du SCAF et c'était fort compréhensible, pourquoi basculer vers l'acronyme anglosaxon ?
a écrit le 05/12/2018 à 12:00 :
C'est bon, l'usine à gaz est en marche...Si c'est aussi bien que l'A400 ça promet.
a écrit le 05/12/2018 à 9:03 :
Eurofighter = panne
Eurofighter = moins bon que le Rafale
Eurofighter + cher que le Rafale
L'Espagne a compris !
a écrit le 04/12/2018 à 21:22 :
Fini la coopération entre nation "a l'ancienne", maintenant c'est de la concurrence vers un nationalisme européen de pacotille!
a écrit le 04/12/2018 à 19:44 :
le multilatéraliste naïf MACRON va accepter la demande de l'Espagne qui va augmenter ses compétences dans un domaine où nous avons le leadership en Europe continentale et ce sans aucune contrepartie industrielle.
Pour ceux qui oublient :en aéronautique civile au lancement de l'A320 ( 1984) , la France a transféré ses compétences composites non structurants ( belly fairing , trappes….) maintenant ce sont les espagnols qui nous vendent des machines de drapages de composite . A méditer
A l'horizon 2035-2040 nous aurons perdu une compétence d'avionneur militaire et tout le monde aura oublier ce "geste" européen et il y aura quelques milliers de chomeurs de plus en France .
Que les Allemands donnent une part de leur partage industriel aux espagnols et on verra la réaction du gouvernement et syndicats allemands, eux qui n'ont comme seule stratégie de monter en compétence là où nous sommes forts-sans contrepartie industrielle- profitant de notre manque de finances publiques et d'une vision naïve de notre tropisme européen.
Réponse de le 05/12/2018 à 12:59 :
A se demander si nous avons des services de veille industrielle et une vraie vision stratégique de notre industrie....

il est pourtant possible de faire l'Europe sans se vendre et en restant fidèle à ses intérêts..

Le RU à lancé le programme Tempest en tant que maître d'oeuvre et à demandé ensuite à d'autre pays si intéressés pour les rejoindre esous leur supervision et apapremment cela fonctionne pour l'Italmie et les Pays bas...

En France alors que Dassault à prouvé sa capacité ces 50 dernières années à produire des avions de chasse exemplaires, on se bat avec Airbus DS qui accumule les déboires sur A400M et à peiné à porter l'Eurofighter.....

Bref deux visions différentes. Mais laquelle saura garantir la production d'un avion exemplaire tout en conservant la maîtrise de ce savoir sans transfère ?

(PS / Le cas des helicoptéres de l’aérospatiale nous donne déja une indication de la récupération Allemande à ce sujet)
Réponse de le 05/12/2018 à 14:25 :
MALHEUREUSEMENT !!! PAS TOUT A FAIT TORT !!!!!! ….
Réponse de le 05/12/2018 à 15:42 :
mikeul; malheureusement, peu de nos compatriotes sont convaincus par cette réalité des choses. Il en est de même pour le nucléaire, que Macron veut brader à l'Allemagne…Lorsque l'on n'a pas confiance en soi, tout d'abord, et de fait en son pays, en son Histoire, on cherche ailleurs des appuis pour se rassurer. C'est le cas de Macron et de biens d'autres politiques avant lui. L'ennui, c'est notre nation qui peu à peu va disparaitre, dans l'indifférence générale, ou presque.
a écrit le 04/12/2018 à 19:43 :
Bon pourquoi pas mes la France dois resté lieder sur se programme car seul Dassautd á le savoir faire ....
a écrit le 04/12/2018 à 19:12 :
je ne pense pas que les deux programmes vont fusionner. Ce serais bien sûr le mieux, faire un seul programme. Mais pour les anglais l'objectif est surement de réacquérir tout le savoir faire perdus en rentrant dans le programme F35. Donc d'être chef de file, et pas juste un partenaire de Dassault.

Le plus intéressant, c'est que les Pays-bas et les allemands sont dans des programmes concurrents.

D'un point de vue opérationnel les besoins anglais et français sont sans doute les plus proche l'un de l'autre (système capable d'opérer en Opex). Les deux appareils risquent d'être vraiment concurrents et pas complémentaires. Mais en coopérant avec l'Allemagne, le SCAF risque d'être un mauvais compromis entre les besoins français et allemands.

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