"L'Europe doit augmenter ses investissements dans l'espace ou rester sur le bord du chemin" (Josef Aschbacher, ESA)
Stefan Barensky
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Un peu plus d'un an après être entré en fonction à la tête de l'Agence spatiale européenne (ESA), le directeur général Josef Aschbacher ne compte pas son temps. Il y a un an il avait déjà mené à leur terme les négociations avec l'Union européenne sur la délimitation de leurs prérogatives respectives dans la gestion des programmes spatiaux et mis en forme un « Agenda 2025 » pour définir les objectifs de son mandat. Un an plus tard il a pu compter à son actif deux sommets européens, un au Portugal en octobre dernier pour préparer le grand conseil ministériel de novembre prochain au cours duquel les pays européens décideront les grands programmes à venir, et l'autre à Toulouse, marqué par un investissement politique au plus haut niveau avec l'intervention d'Emmanuel Macron et d'importantes décisions sur la souveraineté.
Il a également dû affronter les conséquences de l'invasion russe en Ukraine et des sanctions qui s'en sont suivi, réduisant à néant des coopérations engagées pour la plupart depuis plusieurs décennies. Seule la station spatiale internationale y a échappé jusqu'à présent. « En un an, j'ai vieilli de deux ou trois ans », reconnaît Josef Aschbacher.
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« L'Europe n'a pas le choix et doit augmenter ses investissements dans l'espace ou rester sur le bord du chemin », estime-t-il, car le reste du monde connaît une accélération fulgurante. « Nous sommes très bons dans ce que nous faisons mais cela ne suffira pas », souligne-t-il. Et rappelle combien le spatial européen s'est déjà hissé au plus haut niveau mondial dans la plupart des domaines, mais que cette place n'est pas acquise. Non seulement le budget de l'ESA reste trois inférieur à celui de la NASA, mais depuis 2020, il a aussi été dépassé par l'investissement privé.
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