L'UE sous-exploite ses programmes spatiaux selon la Cour des comptes européenne

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(Crédits : Cnes)
Vision sur le long terme, retour sur investissements, open data... l'autorité européenne pointe les défauts des programmes censés propulser la technologie européenne, notamment en matière de satellites.

L'Union européenne sous-exploite le potentiel de ses programmes spatiaux Galileo et Copernicus, estime la Cour des comptes européenne dans un rapport publié mercredi.

Ces programmes "fournissent des données et services précieux, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour tirer profit des investissements considérables réalisés", qui se chiffrent à environ 18,3 milliards d'euros, estime la Cour dans ce document.

Copernicus fournit des données provenant de l'observation de la Terre par satellite. Galileo est un système mondial de radionavigation et de positionnement par satellite.

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Un retard de huit ans sur le projet Galileo

"Sur le plan technologique, l'UE est parvenue à se hisser au rang d'acteur mondial en matière de services spatiaux d'observation de la Terre et de radionavigation", constate Mihails Kozlovs, responsable de ce rapport.

Mais "il lui manque toutefois une approche globale", ajoute-t-il. "Nous espérons que notre audit marquera le début du compte à rebours pour un nouvel ensemble d'actions susceptibles d'aider (...) l'UE à obtenir tous les avantages potentiellement offerts par ces ressources."

Les auditeurs soulignent "qu'à son entrée en service, en 2016, le programme Galileo accusait déjà un retard de huit ans par rapport au projet originel".

En dépit de "progrès satisfaisants" récemment "pour commercialiser des récepteurs compatibles avec Galileo" et permettre son utilisation dans des smartphones ou des applications automobiles, le GPS américain, premier système mondial, garde "une forte présence sur le marché".

Les auteurs du rapport regrettent par ailleurs que les experts et les scientifiques soient pratiquement les seuls à recourir aux données du programme Copernicus.

L'accès à ces données "a été amélioré, mais les différentes plateformes le proposant sont toujours trop nombreuses et il n'existe pas encore de vision à long terme", expliquent ses auteurs.

Enfin, la Cour des comptes européennes remarque que la Commission n'a pas pris les dispositions réglementaires promises pour encourager le recours à ces programmes.

"Dans un grand nombre de domaines pertinents, par exemple le transport routier et la logistique, les voitures autonomes et les drones, la réglementation est, au mieux, incomplète, et, au pire, fait totalement défaut", déplore-t-elle.

La Commission européenne, l'Agence spatiale européenne (ESA) et plusieurs autres entités de l'UE et hors UE partagent la gestion des programmes spatiaux de l'Union, en coopération avec les États membres.

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a écrit le 10/05/2021 à 21:27 :
Bon , l'on constate un retards de 8 àns pour Galieo, donc je crainds qu'ils n'y a pas assez pression àu résultâts...
Quelque coups de pieds a l'arrière train des ingénieurs ne feraient pas de mal ...
La culture du resultats , des délais et dè l'efficacités opérationnel...
Mais tous sa s'est une histoire de management... Trops dè genfouties et pas assez de vrais chef ...
a écrit le 10/05/2021 à 21:27 :
Bon , l'on constate un retards de 8 àns pour Galieo, donc je crainds qu'ils n'y a pas assez pression àu résultâts...
Quelque coups de pieds a l'arrière train des ingénieurs ne feraient pas de mal ...
La culture du resultats , des délais et dè l'efficacités opérationnel...
Mais tous sa s'est une histoire de management... Trops dè genfouties et pas assez de vrais chef ...
a écrit le 22/04/2021 à 10:56 :
C’est un grand pas pour l’homme et pour les futures explorations sur Mars. Après le vol de l’hélicoptère Ingenuity, la Nasa réalise une nouvelle prouesse technologique sur la planète rouge. Le 20 avril, pour la première fois, le rover Perseverance de Nasa qui a atterri le 18 février sur Mars pour rechercher des traces de vie ancienne est parvenu à transformer du dioxyde de carbone issu de l’atmosphère de Mars en oxygène.

Même expérimentale, cette étape est cruciale pour préparer le terrain à une exploration par des humains. Non seulement le processus pourrait produire de l’oxygène pour que de futurs astronautes puissent respirer, mais il pourrait aussi permettre d’éviter de transporter depuis la Terre de larges quantités d’oxygène indispensables à la propulsion de la fusée pour le voyage du retour.
a écrit le 21/04/2021 à 23:05 :
Mort de rire. L'ESA distribue les données gratuitement et fait ainsi concurrence aux industriels. Parlons donc de rentabilité....

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