Avec la chute du chiffre d'affaires des activités civiles - Safran a notamment livré 972 moteurs LEAP et CFM56 en 2020, contre 2.127 en 2019 -, la défense, beaucoup plus résiliente pendant la crise du Covid-19, a atteint mécaniquement un niveau jamais envisagé jusqu'ici dans le groupe aéronautique (25% pour l'ensemble des activités défense du groupe contre en moyenne 16% à 18% selon les années). L'avenir restant encore incertain sur une reprise du trafic aérien, les programmes de défense ont accru leur importance. "Le militaire est un élément de résilience pour nous", a confirmé Olivier Andriès. Même si les activités de première monte d'Electronics & Defense ont enregistré une baisse comprise entre 7 % et 9 %.
Safran est actuellement en première ligne sur un certain nombre de grands programmes européens réalisés en coopération, notamment avec l'Allemagne comme le Système de combat aérien du futur (SCAF) et le drone MALE Eurodrone. "C'est important pour nous parce que nous avons les capacités de les faire. Nous avons l'ambition d'être un acteur de poids dans ces programmes", a affirmé le nouveau patron opérationnel de Safran. Une importance vitale pour Safran pour deux raisons : d'une part, ces programmes de défense permettent d'amortir les crises qui peuvent être très violentes dans le civil ; et d'autre part, ils permettent "d'alimenter nos racines technologiques, qui sont très importantes afin de maîtriser notre destin".