« Les premières commandes du Rafale F5 ont été notifiées aux industriels il y a quelques semaines », a annoncé le ministre des Armées, Sébastien Lecornu.
Accompagné du drone de combat, le standard F5 du Rafale devrait voler à partir de 2033. Cette version de l'avion de combat français est censée être au top de la technologie de l'aviation de combat au-delà de 2060.
Obtenir un contrat pour les premières études du standard F5 du Rafale était l'un des objectifs de début d'année de Dassault Aviation. Objectif atteint. Le ministère des Armées a lancé mardi les études de développement de la future version de l'avion de combat, qui sera connecté avec les autres moyens militaires engagés dans une opération, et notamment avec un drone de combat. « Les premières commandes ont été notifiées aux industriels il y a quelques semaines », a déclaré mardi le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, sur la base aérienne de Saint-Dizier à l'occasion d'une cérémonie célébrant les 60 ans des Forces aériennes stratégiques (FAS).
Accompagné du drone de combat, le standard F5 du Rafale devrait voler « à partir de 2033 », a assuré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, cité dans un communiqué de l'avionneur publié mardi et présent également à Saint-Dizier. Le ministère des Armées a prévu d'investir dans le standard F5 195 millions d'euros sur la période 2023-2026.
Le standard F5 volera au-delà de 2060
Le standard F5 du Rafale, qui volera jusque dans les années 2060, constituera selon le ministre une « véritable révolution pour nos forces aériennes ». Ce standard sera dédié au combat collaboratif et aux armements futurs : il comprendra, entre autres, l'intégration du missile nucléaire de quatrième génération, l'ASN4G (hypersonique), qui doit entrer en service en 2035, et un drone de combat issu des travaux du Neuron, qui a été le premier démonstrateur technologique européen de drone de combat furtif.
Pour le ministre, ce programme concourt à la « crédibilité technologique » de la dissuasion française. « Le standard dit F5 doit permettre à nos avions de pénétrer les défenses les plus aguerries pour rejoindre leur point de tir de l'ASN4G », a précisé Sébastien Lecornu.
Pour pénétrer les défenses les plus renforcées, le Rafale a notamment besoin d'un drone de combat. « Ce drone sera complémentaire du Rafale et adapté au combat collaboratif. Il incorporera des technologies de furtivité, de contrôle autonome (avec l'humain dans la boucle), d'emport en soute, etc. Il sera doté d'une grande polyvalence et conçu pour pouvoir évoluer en fonction des menaces futures », a expliqué Dassault Aviation dans son communiqué. « Ce drone de combat furtif, concomitamment au Rafale F5, contribuera à la supériorité technologique et opérationnelle des ailes françaises à partir de « 2033 », a expliqué Eric Trappier.
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