Le lanceur italien Vega C confirme son retour en vol
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Deuxième lancement consécutif réussi (VV26) pour Vega-C depuis le Centre spatial guyanais (CSG). Après le retour en vol en décembre dernier à la suite de l'échec de décembre 2022, le lanceur italien pour sa quatrième mission a mis en orbite avec succès le satellite de surveillance des forêts Biomass pour le compte de l'Agence spatiale européenne (ESA). Après un vol de 57 minutes, le satellite a été placé sur une orbite héliosynchrone à une altitude d'environ 666 km pour une mission de cinq ans. « Une fois de plus, Vega-C a démontré son rôle clé pour répondre aux exigences de lancement de l'Europe. Nous sommes fiers de contribuer à cette mission majeure qui contribue à la santé de notre planète », a souligné Giulio Ranzo, le PDG d'Avio, qui conçoit le lanceur Vega-C.
Moins d'une heure après le lancement, Biomass, fabriqué par Airbus, s'est séparé de l'étage supérieur de la fusée. L'ESA a acquis avec succès les signaux du satellite environ 14 minutes après la séparation. Ainsi, à 12h27, le Centre européen des opérations spatiales (ESOC) de l'ESA basé en Allemagne a reçu le premier signal relayé par la station terrestre Troll en Antarctique indiquant que le satellite fonctionnait comme prévu en orbite. L'ESOC effectuera dans les prochains jours la phase de « lancement et de mise en orbite précoce », en vérifiant méticuleusement que tous les systèmes fonctionnent correctement. « La sonde est maintenant en orbite en sécurité et prête à livrer ses précieuses données », a annoncé le responsable des systèmes spatiaux chez Airbus Defence and Space, Alain Fauré.
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Transportant le premier radar à synthèse d'ouverture en bande P dans l'espace, la mission Biomass est conçue pour fournir des informations cruciales sur l'état de nos forêts et leur évolution, et pour approfondir nos connaissances sur le rôle que jouent les forêts dans le cycle du carbone. « Grâce à la biomasse, nous sommes prêts à obtenir de nouvelles données essentielles sur la quantité de carbone stockée dans les forêts du monde, contribuant ainsi à combler des lacunes importantes dans notre connaissance du cycle du carbone et, en fin de compte, du système climatique de la Terre », a assuré la directrice des programmes d'observation de la Terre à l'ESA, Simonetta Cheli.