Le rapprochement entre la Russie et la Chine se joue aussi dans l’espace
Guillaume Renouard
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Plus de lanceurs russes pour OneWeb : l'opérateur de satellites basé à Londres a annoncé jeudi suspendre ses lancements depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, suite aux pressions de Moscou exigeant du gouvernement britannique qu'il se retire du capital de l'entreprise. Une preuve que le conflit entre la Russie et l'Ukraine crée aussi des tensions sur le marché du spatial, traditionnellement marqué par une forte interdépendance entre les grandes puissances. Dans ce contexte, le rapprochement entre les agences spatiales russes et chinoises, déjà bien amorcé, devrait encore s'accélérer.
Début février, soit quelques semaines avant le début du conflit, la Chine et la Russie ont annoncé un accord de coopération étroite entre leurs systèmes respectifs de positionnement par satellite, BeiDou et Glonass. Cette nouvelle étape, qui prévoit notamment d'assurer la « complémentarité des deux systèmes », vise à étendre un accord déjà signé en 2018 entre les deux puissances.
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Dans le cadre de ce rapprochement, « les deux parties vont coordonner leur programmation pour maximiser l'utilisation des ressources par les deux systèmes dans le futur », explique au South China Morning Post Clark Shu, chercheur en télécommunication de L'Université des sciences et technologies électroniques de Chine. Il s'agira notamment de développer des synergies entre BeiDou et Glonass, afin d'éviter qu'un satellite BeiDou et un satellite Glonass survolent la même zone au même moment, par exemple.
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