Nouveau lancement de Soyuz depuis le cosmodrome de Baïkonour, nouveau succès. Opéré par Arianespace et sa filiale Starsem, le lanceur russe, tel un métronome, a mis sur orbite à une altitude de 450 kilomètres (LEO) 36 nouveaux satellites de la constellation OneWeb, détenue par le groupe indien Bharti (30%), l'opérateur de satellites européens Eutelsat (22,9%) ainsi que le gouvernement britannique (17,6%), le groupe japonais Softbank (17,6%) et le conglomérat coréen Hanwa (8,8%). Grâce à ce nouveau vol, plus de 60% de la constellation, qui doit fournir un internet haut débit partout dans le monde, est désormais en orbite, portant le nombre de satellites en orbite à 394 (sur les 648 prévus). Des satellites fabriqués en Floride par OneWeb Satellites, entreprise commune entre OneWeb et Airbus Defence and Space.
Le douzième lancement d'Arianespace pour le compte de OneWeb, était un peu particulier. C'était la première fois effectivement que Soyuz embarquait 36 satellites, au lieu des 34 habituels. "Cette amélioration de l'efficacité du vol permettra à Arianespace de mieux servir et de façon plus rapide les besoins de OneWeb", a expliqué Arianespace dans un communiqué. OneWeb termine 2021 avec neuf lancements réalisés depuis décembre 2020 et a confirmé sa prévision de mettre en service un internet mondial fin 2022. La constellation fournira une connectivité à haut débit et à faible latence à un large éventail de secteurs clients, notamment l'aviation, la marine, les entreprises et le gouvernement. Au cœur de son objectif, OneWeb cherche à apporter la connectivité aux endroits les plus difficiles à atteindre, là où la fibre ne peut pas atteindre, et ainsi à combler la fracture numérique.