Les astronautes d'Apollo 11 ont décollé... il y a 50 ans

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(Crédits : Nasa)
C'était il y a 50 ans jour pour jour: le 16 juillet 1969, les trois astronautes américains de la mission Apollo 11, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins, décollaient pour la Lune depuis la Floride marquant ainsi l'histoire et changeant la vision de l'humanité sur sa place dans l'univers.

"Nous, l'équipage, nous sentions le poids du monde entier sur nos épaules, nous savions que nous serions regardés par tous, amis comme ennemis", a déclaré mardi Michael Collins, 88 ans, sur le mythique pas de lancement 39A du centre spatial Kennedy pour lancer des festivités qui se tiendront dans tout le pays. Elles incluent notamment l'exposition pour la première fois en plus de dix ans du scaphandre spatial d'Armstrong au musée de l'air et de l'espace de Washington. Et, non loin, une projection grandeur nature de l'immense fusée Saturn V doit être projetée pendant trois jours sur le Washington Monument.

L'équipage a mis quatre jours pour atteindre la Lune. Le module lunaire Eagle, avec Armstrong et Aldrin à bord, a aluni le 20 juillet 1969 à 20H17 GMT. Armstrong en est sorti quelques heures plus tard, posant le pied sur la Lune à 02H56 GMT le 21 juillet 1969 --tard aux Etats-Unis, et en pleine nuit pour l'Europe.

Michael Collins, le pilote du module de commande, est resté seul en orbite lunaire dans la capsule principale Columbia, seul moyen de transport pour revenir sur Terre.

"On m'a toujours demandé si je n'étais pas la personne la plus seule du système solaire quand j'étais tout seul en orbite", a-t-il raconté mardi. "Et la réponse est non, je me sentais bien!"

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Café et musique

"J'étais très heureux d'être là où j'étais et de voir cette mission très difficile être menée à bien", a-t-il ajouté. "Je savourais un bon petit café et j'avais de la musique si je voulais (...). J'ai vraiment profité de tout ce temps passé tout seul".

La Nasa lui a proposé d'être le commandant de la mission Apollo 17 en 1972 mais il a refusé, pour ne pas passer trois années supplémentaires éloigné de sa famille, a-t-il expliqué.

Buzz Aldrin, deuxième homme à avoir marché sur la Lune, se fait plus rare mais il a participé à quelques événements, comme un gala le 13 juillet en Californie où le billet le moins cher coûtait 1.000 dollars. Il devait participer aux célébrations mais il n'est finalement pas apparu mardi, sans explication.

L'homme de 89 ans, actif sur Twitter et toujours excentrique avec ses chaussettes aux couleurs du drapeau américain, a connu des soucis de santé et de famille.

Le commandant Armstrong est décédé en 2012 à 82 ans. Seuls quatre des douze hommes à avoir foulé la surface lunaire sont encore en vie.

"J'imagine toujours un vol vers la Lune comme une longue chaîne d'évènements fragiles", a dit Michael Collins mardi, détaillant comment la mission était divisée en plusieurs petits objectifs, comme ralentir pour entrer dans l'orbite lunaire.

Turbulences à la Nasa

Mais ces festivités teintées de nostalgie révèlent une cruelle réalité: ni les Etats-Unis, ni aucun autre pays, n'ont envoyé d'humain sur la Lune depuis 1972. Seuls des robots y sont allés.

Les présidents Bush père, en 1989, et fils, en 2004, avaient bien promis que les Américains y retourneraient, avant d'aller marcher sur Mars... Mais, à chaque fois, les discours se sont heurtés à un Congrès et à une opinion publique peu enclins à engloutir les mêmes fortunes que dans les années 1960.

Donald Trump a relancé en 2017 la conquête de la Lune (et de Mars). Mais cette injonction a eu pour effet immédiat de créer de fortes turbulences au sein de l'agence spatiale. Le patron de l'agence Jim Bridenstine a démis de ses fonctions la semaine dernière Bill Gerstenmaier, qui était responsable des programmes de vols habités.

Raison probable: des désaccords sur l'ultimatum fixé à 2024 pour le retour d'Américains, dont la première femme, sur le sol lunaire. Cinq années semblent un délai bien trop court car ni la fusée, ni la capsule, ni l'alunisseur ne sont prêts voire définis.

"Nous n'avons aucun temps à perdre, s'il faut changer de responsables, il faut le faire maintenant", a justifié M. Bridenstine sur CSPAN.

Donald Trump a aussi semé le trouble en enjoignant la Nasa d'arrêter de parler de la Lune et de se concentrer sur Mars.

Officiellement, l'objectif est 2033, mais la date est jugée irréaliste par nombre d'experts.

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A PARTIR DU 16 JUILLET 10H, SUIVEZ DANS LES CONDITIONS DU DIRECT LA MISSION APOLLO 11 EN ÉCOUTANT LES COMMUNICATIONS ENTRE L'ÉQUIPAGE ET LE CENTRE DE CONTRÔLE DE HOUSTON

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(source : https://apolloinrealtime.org/11/)

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