Missile Meteor : Erdogan sème la zizanie entre Londres, Paris et Athènes
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Les usines françaises fabriquent environ 10 % du missile
MBDA
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Les usines françaises fabriquent environ 10 % du missile
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La possible vente d'Eurofighter à la Turquie met à l'épreuve les relations entre la France, la Grande-Bretagne et la Grèce, selon des sources concordantes. D'un côté, Londres et BAE Systems insistent pour exporter 40 Eurofighter Typhoon à la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan, qui a exprimé un intérêt à condition de pouvoir acquérir également le Meteor, un missile air-air très performant de longue portée pouvant atteindre une cible à plus de 100 kilomètres. Ce qui permettrait à l'armée de l'air turque de rivaliser avec les Rafale grecs armés de Meteor. D'un autre côté, la Grèce, qui a reçu tout récemment ses derniers Rafale (24 appareils) demande à Paris, avec qui elle a signé un partenariat stratégique en 2021, de s'opposer à la vente de ce missile air-air.
La France a la possibilité de bloquer cette vente, le Meteor étant un programme lancé en coopération à six pays européens en 2003. Ce programme prévoit un processus spécifique de concertation entre les nations partenaires avant que le pays exportateur ne délivre sa licence. En clair, chaque pays doit accepter ou pas l'exportation du missile. Dans le passé, Londres avait par exemple mis son veto à la vente en 2015 du Meteor en Égypte dans le cadre de l'exportation du Rafale (24 appareils). Si la France devait s'opposer à la vente du Meteor à la Turquie, il serait très difficile voire impossible aux Britanniques de développer puis qualifier une version sans les systèmes ou composants français, les usines françaises fabriquant environ 10 % du missile. Interrogées par La Tribune, les autorités françaises n'ont pas souhaité commenter la position de la France.
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Athènes, dont les relations avec Ankara sont tumultueuses et se sont à nouveau durcies ces dernières semaines, met la pression sur Paris. D'autant que les deux pays discutent de nouvelles commandes d'armements, notamment de la quatrième frégate de défense et d'intervention (FDI), et de systèmes de défense aérienne, un dossier sur lequel les Israéliens semblent avoir une longueur d'avance. Pour anticiper une éventuelle vente, la Grèce a tout récemment signé un accord avec l'Arabie Saoudite en vue d'organiser des exercices militaires conjoints, notamment aériens. Ce sera l'occasion pour les Grecs à bord des Rafale d'évaluer les capacités des Eurofighter saoudiens armés de Meteor. Les deux pays entretiennent des relations étroites depuis que la Grèce a fourni à Riyad un système de défense anti-aérien Patriot au moment des attaques houthis sur les infrastructures énergétiques saoudiennes.
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