Rafale : la Grèce achète un avion de combat "Made in Europe"
Michel Cabirol, à Athènes
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Le Rafale F3R atterrit en Grèce
Dassault Aviation
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Le Rafale F3R atterrit en Grèce
Dassault Aviation
Cinq mois. Cinq mois seulement pour négocier entre Athènes et Dassault Aviation, puis signer un contrat de gré à gré portant sur l'acquisition par la Grèce de 18 Rafale F3R (6 neufs et 12 d'occasion). En présence du ministre grec de la Défense Nikolaos Panagiotopoulos et de la ministre des Armées Florence Parly, deux autres contrats (armements ; soutien des appareils + formation des pilotes) ont été également signés lundi au ministère de la Défense. Les premiers Rafale devraient être transférés vers la Grèce vers la fin de l'année une fois la formation des pilotes achevée.
Les trois contrats sont estimés à 2,5 milliards d'euros, dont 400 millions environ pour les 12 Rafale d'occasion. Cette sommes sera reversée par Dassault Aviation, qui porte le contrat Rafale en Grèce, au budget de l'Etat et, in fine, va atterrir dans le budget du ministère de la Défense. Dans la foulée, Florence Parly a promis de signer rapidement une commande pour l'acquisition de douze Rafale destinés à l'armée de l'air française pour remplacer les douze appareils prélevés au profit de la Grèce.
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Ce tour de force est également à mettre au crédit de la ministre des Armées Florence Parly, de l'armée de l'air française et de Dassault Aviation. Tout commence en juillet 2020 quand le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis informe Emmanuel Macron que la Grèce change de priorité en matière d'acquisition d'équipements militaires. Au lieu des deux frégates FDI (Naval Group) armées de missiles de croisière Scalp naval (2,5 milliards d'euros), dont le contrat était quasiment à la signature, la Grèce souhaite moderniser en priorité sa flotte d'avions de combat. "Nous avons travaillé d'arrache-pied pour répondre à la demande grecque", explique Florence Parly. Bingo. Puis en septembre, Kyriakos Mitsotakis annonce un "important" programme d'achats d'armes, dont des avions de combat Rafale.
Michel Cabirol, à Athènes