Orolia : Safran, le nouveau maître des horloges atomiques
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Le directeur général de Safran Olivier Andriès voulait Orolia. Il l'a eu en y mettant le prix. Soit un peu plus que 400 millions d'euros. Il faut dire que cette pépite, créée par Jean-Yves Courtois en 2006 et vendue par la société d'investissement Eurazeo PME (groupe Eurazeo), aiguisait les appétits. Parmi les acheteurs intéressés, des industriels comme Safran ainsi que des fonds français (Astorg, Wendel), américains, dont True Wind, et un groupe suédois Hexagon. Et c'est l'équipementier aéronautique, qui sera désormais le maître des horloges atomiques en étant le mieux-disant pour quelques petits millions d'euros de plus. Olivier Andriès est allé au bout de ce qu'il pouvait mettre avec bien sûr le feu vert de son conseil d'administration.
En matière d'acquisitions, Safran confirme donc ses ambitions dans le domaine de la souveraineté. A son arrivée le 1er janvier 2021, Olivier Andriès a souhaité renforcer Safran dans les domaines de la défense et de l'espace. Il est prêt à y mettre les moyens qu'il faudra pour grossir et devenir un acteur de poids. C'est le cas avec Orolia. Un dénouement qui rassure l'État et fait le bonheur du directeur général de Safran, qui réussit son premier joli coup en matière d'acquisitions. Certainement pas le dernier... même si il a jeté l'éponge, semble-t-il, sur le dossier iXblue.
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Pourquoi Safran a-t-il payé aussi cher pour s'offrir Orolia, qui réalise un tout peu plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires ? Orolia, qui a fabriqué plus de 350 horloges atomiques en orbite (via sa filiale suisse Spectratime), réalise essentiellement son chiffre d'affaires à l'international, notamment aux Etats-Unis où cette entreprise stratégique est très bien implantée. En peu de temps, elle est rapidement devenue l'un des fournisseurs mondiaux de solutions de positionnement, de navigation, de synchronisation (PNT) fiables, qui sont essentielles pour les gouvernements, l'armée, l'aérospatiale et les marchés de la défense, dont notamment le DoD américain (Navy, Air Force, Army, défense antimissile). Orolia rapporte très gros à Eurazeo (record de culbute), cinq ans après l'avoir racheté à Euromezzanine, Isatis Capital et Airtek Capital.
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