Safran prêt à mettre les grands moyens pour renforcer ses activités de souveraineté
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Orolia, iXblue, CILAS, Aubert & Duval... En matière d'acquisitions, Safran a retrouvé un très bel appétit dans le domaine de la souveraineté. A son arrivée le 1er janvier 2021, le nouveau directeur général de Safran Olivier Andriès a souhaité renforcer Safran dans les domaines de la défense et de l'espace. Il est prêt à y mettre les moyens qu'il faudra pour grossir et devenir un acteur de poids. "Nous regardons tous les dossiers", souligne-t-on dans le groupe sans préciser lesquels. L'acquisition auprès d'Eramet de l'entreprise stratégique dans l'élaboration des métaux de spécialité Aubert & Duval, en partenariat avec Airbus et Ace Capital Partners, semble désormais balistique (d'ici à la fin de l'année) tandis que celle de CILAS, un dossier sur lequel l'équipementier aéronautique est associé à MBDA, semble en bonne voie face à Lumibird.
Selon nos informations, la cession de la société Orolia par la société d'investissement Eurazeo PME (groupe Eurazeo), va prochainement s'accélérer. Le fabricant d'horloges atomiques pour les constellations de positionnement par satellites comme Galileo intéresse très fortement à tel point que le vendeur aurait reçu plus d'une douzaine d'offres non engageantes. Parmi les acheteurs intéressés, des industriels comme Safran et Thales ainsi que des fonds français (Astorg, Wendel) et américains, dont Arlington Capital Partners, selon des sources concordantes. Safran serait parmi les favoris au même titre qu'un fonds français et un fonds américain. Orolia irait certainement rejoindre la nouvelle direction Espace nouvellement créée et pilotée par le patron de Safran Data Systems, Jean-Marie Bétermier,
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Devenue l'un des leaders mondiaux des solutions de positionnement, de navigation et de synchronisation (PNT) résilientes dans le domaine de la défense, de l'aérospatial, de la finance et des infrastructures critiques, Orolia devrait in fine rapporter gros à Eurazeo, cinq ans après l'avoir racheté à Euromezzanine, Isatis Capital et Airtek Capital. La valeur d'entreprise d'Orolia est évaluée entre 300 et 400 millions d'euros. Le propriétaire devra toutefois naviguer avec les conditions de vente exigées par la DGA (direction générale de l'armement) et la DGE (direction générale des entreprises) à Bercy mais également par les autorités américaines. Car Orolia est l'un des fournisseurs importants du DoD américain (Navy, Air Force, Army, défense antimissile). Les offres définitives sont attendues début décembre.