Pour ses 60 ans, le CNES aura peut-être un président nommé par le gouvernement
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Dans l'attente incroyablement longue de la nomination d'un nouveau (?) président, la maison CNES continue de tourner depuis début février 2019 date de la fin du mandat de Jean-Yves Le Gall, qui est resté à la tête du CNES. Une situation inédite dont seul l'État français a le secret. Le conseil d'administration du CNES n'ayant pas été renouvelé début février comme prévu, Jean-Yves Le Gall est donc resté par intérim à la présidence du Centre national d'études spatiales, qui fêtera ses 60 ans le 19 décembre prochain. Une faveur pour donner une chance supplémentaire à Jean-Yves Le Gall, qui a été candidat pour le poste de directeur général de l'Agence spatiale européenne. S'il figurait dans la première short-list de huit noms où il y avait cinq candidats de grands pays spatiaux, l'ESA a finalement choisi un candidat d'un petit pays, Josef Aschbacher (Autriche).
Aujourd'hui, plusieurs noms circulent pour la présidence du CNES, dont ceux notamment du PDG d'Arianespace Stéphane Israël, de l'ancien directeur de cabinet de Frédérique Vidal au ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Philippe Baptiste, et, enfin, de l'ancien patron des activités spatiales d'Airbus, Nicolas Chamussy. Ces trois noms semblent se détacher même si la prudence est requise. Car il semble difficile aujourd'hui encore d'envoyer à la retraite Jean-Yves le Gall, qui garde encore des soutiens puissants. En tout cas, le prochain président devra conclure les travaux du nouveau contrat d'objectifs et de performance entre le CNES et l'État (2021-2025). En outre, il devra rapidement décider s'il lance ou pas la fabrication d'un nouveau satellite de télédétection, le satellite Taranis (115 millions d'euros) ayant été détruit lors de l'échec du vol du lanceur italien Vega en novembre. Un rapport sur Taranis 2 est attendu fin janvier sur le bureau du président du CNES.
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Le prochain patron du CNES arrivera par ailleurs avec un budget 2021, en très nette baisse (près de 20% !) à 2,335 milliards d'euros (contre 2,78 milliards en 2020), principalement en raison de la forte décrue de la contribution du CNES à l'Agence spatiale européenne (1,075 milliard d'euros contre 1,4 milliard en 2020). En revanche, le programme national est en hausse de près de 2 % (1,99 %), passant de 705 millions en 2020 à 719 millions cette année. En outre, le CNES est l'opérateur du plan de relance dédié aux activités spatiales. Soit 365 millions d'euros, dont 165 millions financeront des adaptations d'Ariane 6 et 200 millions qui soutiendront la filière satellitaire et les équipementiers.
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