« Quand Airbus saura comment vendre l'A380, IAG sera prêt à discuter » (Walsh)

Les vols de british airways perturbes par une panne informatique
Peter Nicholls

Les vols de british airways perturbes par une panne informatique
Peter Nicholls
Pour justifier la faiblesse des ventes de l'A380, Airbus a souvent pointé du doigt les craintes des compagnies aériennes de ne pas pouvoir remplir de manière suffisamment rentable cet avion, à l'exception de son premier client, Emirates, qui en a commandé près de 180 exemplaires (options comprises), la moitié environ du carnet de commandes.
Toujours très cash, Willie Walsh, le directeur général du groupe IAG, maison-mère de British Airways, Iberia, Aer Lingus et Vueling, n'est visiblement pas de cet avis. Lui qui en a acheté 12 exemplaires en 2007 du temps où il dirigeait British Airways, rejette la faute sur la politique tarifaire d'Airbus.
Au prix catalogue (qu'aucune compagnie ne paie), un A380 est vendu 445 millions de dollars.
Ce n'est pas la première fois que Willie Walsh dénonce les prix de l'A380. En 2016, il avait déjà déploré des prix excessifs en menaçant de recourir à des avions d'occasion. Chose qu'il n'a pas faite jusqu'ici.
Selon Willie Walsh, il n'y a aucune négociation aujourd'hui entre British Airways et Airbus pour l'achat d'A380 supplémentaires. Il dément ainsi les informations de Bloomberg en janvier qui affirmaient que le groupe aérien était en discussion avec Airbus pour acheter des A380 supplémentaires. Ou peut-être joue-t-il sur les mots, des discussions ne sont pas des négociations.
British Airways présente le profil idéal pour l'A380. Elle possède d'une part la plus grande flotte de B747, l'avion qu'est venu concurrencer l'A380 lors de son lancement en 2000, et est basée, d'autre part, à l'aéroport d'Heathrow qui restera congestionné en l'absence de troisième piste, qui a 50% de chance de voir le jour, selon Willie Walsh. L'A380 constitue donc, à l'heure actuelle, le seul moyen de croître pour BA.
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Après avoir signé la vente de 36 appareils à Emirates, Airbus a assuré le maintien de la production pendant à 10 ans, à des cadences très faibles. L'avionneur compte sur d'autres commandes pour pouvoir relever les cadences et réduire les coûts de production.