Rafale : les quatre vérités du PDG de Dassault Aviation Eric Trappier
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D'ici à 2030, 58 nouveaux Rafale (45 sur le périmètre de la future LPM) seront livrés à l'armée de l'air.
Reuters
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D'ici à 2030, 58 nouveaux Rafale (45 sur le périmètre de la future LPM) seront livrés à l'armée de l'air.
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En dépit d'une loi de programmation militaire (LPM) en forte hausse à 413 milliards d'euros (contre 295 milliards pour la précédente), le ministère des Armées a été contraint d'étaler certains programmes, notamment le Rafale fabriqué par Dassault Aviation. Ainsi, la cible de Rafale de l'armée de l'air prévue par le ministère à l'horizon 2030 passe de 185 à 137 appareils. D'ici à 2030, 58 nouveaux Rafale (45 sur le périmètre de la future LPM) seront livrés à l'armée de l'air. Et en même temps, 17 Rafale seront prélevés sur le parc de l'armée de l'air pour les besoins export au profit de la Grèce et de la Croatie.
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L'étalement des livraisons des Rafale aux pilotes de l'armée de l'air s'explique en partie par le coût budgétaire supporté par la France pour compenser les prélèvements de 24 appareils au bénéfice de la Grèce (12 Rafale) et de la Croatie (12). Lors d'une audition devant la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a d'ailleurs confirmé que « l'État ne souhaite pas accélérer (la livraison de Rafale, ndlr) pour des raisons budgétaires dans le domaine des avions de combat ». Pour autant, il a tenu à rappeler que Dassault Aviation avait les capacités de livrer les Rafale « plus tôt ». « S'il fallait passer en cadence de 4 avions (par mois, ndlr), nous serions en mesure de le faire », a-t-il assuré aux sénateurs.