Article modifié après la publication de l'interview d'Eric Trappier dans Le Figaro
Selon des sources concordantes, Airbus et Dassault Aviation devraient enfin signer cet après-midi ou vendredi matin ce fameux accord industriel sur le pilier 1 (Avion de combat ou NGF) du SCAF (Système de combat aérien du futur) plusieurs fois annoncé mais jamais vraiment paraphé. Cet accord porte sur la phase 1B du SCAF, qui devrait permettre de faire voler un démonstrateur (phase 2) vers 2029/2030. Un contrat pour la phase 2 est attendu d'ici deux à trois ans. C'est une bonne nouvelle pour l'Europe de la défense même s'il y a encore du pain sur la planche pour que cet accord passe toutes les étapes, notamment celle de la validation du Bundestag.
«Le Scaf est un projet politique lancé par le président Emmanuel Macron et la Chancelière Angela Merkel en 2017, et à l'arrêt depuis l'été 2021. Alors, oui,aujourd'hui c'est fait. Nous avons un accord avec Airbus. Tous les blocages ont été levés.Nous allons pouvoir entrer dans l'exécution de la nouvelle phase d'études, dite 1B, qui doit préparer le développement d'un démonstrateur, qui devrait voler vers 2029», a expliqué le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier dans une interview accordée au Figaro publiée très peu de temps après la parution de l'article de La Tribune.
Les contrats d'études devant mener à un démonstrateur devraient être notifiés aux industriels « début décembre », avait indiqué le ministre des Armées, Sébastien Lecornu. « La France, pays chef de file du projet, souhaite pouvoir notifier les contrats aux industriels pour l'ensemble des piliers début décembre, à travers la direction générale de l'armement française », a-t-il affirmé dans un courrier envoyé samedi à des députés. Plusieurs fois annoncé par l'Allemagne et la Première ministre française, l'accord n'avait pas été confirmé par Dassault Aviation. « Il y a eu des pressions de toutes parts. Nous en avons mis. Nous en avons subi. Mais tant que l'accord industriel n'était pas conclu, il était prématuré de l'annoncer », a reconnu Eric Trappier dans Le Figaro. Avant l'heure, ce n'est pas l'heure.