Pour le PDG de Dassault Aviation, il ne fait aucun doute que « l'aviation d'affaires se décarbonera avant l'aviation commerciale pour la simple et bonne raison que quelqu'un qui utilise un avion d'affaires est prêt à payer un peu plus cher son carburant qui sera un carburant bio ou un carburant synthétique alternatif ». Clair, net et précis. Eric Trappier tenait une forme olympique la semaine dernière lors de la présentation des résultats de l'avionneur à près de 500 jours des Jeux olympiques de Paris.
A tous ceux - ONG, partis politiques... - qui veulent limiter, voire interdire, l'aviation d'affaires, il avait préparé une punchline décapante. Et en même temps, il a répondu à « l'aviation bashing », qui prospère depuis au moins quatre ans en France. En bon tonton flingueur, Eric Trappier a donc dynamité, dispersé, ventilé... en annonçant notamment qu'il anticipait « un fort développement » de l'aviation d'affaires. Ce qui va certainement désespérer les écologistes.
«On peut rappeler que l'aviation d'une manière généralereprésente 2 % des émissions de CO2 dans le monde, que l'aviation d'affaires en général c'est-à-diretoute l'aviation d'affaires, c'est 2 % de cela donc cela fait 0,04 % des émissions mondiales et que laflotte Falcon, qui est composée de 2100 Falcon dans le monde, correspond à un peu moins de 10 %de l'aviation d'affaires donc on obtient logiquement un peu moins de 0,004 % d'émissions», a asséné le PDG de Dassault Aviation.
En dépit de sa contribution très modeste aux émissions mondiales de CO2, l'avionneur tricolore poursuit son engagement pour supprimer totalement les émissions de carbone d'ici à 2050 comme l'exige l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Soit atteindre le net 0. Il a tenu à préciser qu'« une année de vol de Falcon équivaut à 24 heures de flux mondial de streaming vidéo. Cela représente également 5 heures de trafic mondial des camions ou 2,5 jours de fonctionnement des centrales thermiques allemandes ». Et de rappeler que « si on veut vraiment lutter contre les émissions de CO2 et œuvrer pour le climat, c'est bien la situation mondiale qu'il faut considérer ».