Safran : l'Etat passe la barre des 25% de droits de vote

A la suite de l'attribution de droits de vote double au sein de l'équipementier aéronautique, l’État français en détient désormais 27,46%. Mais la stratégie du premier actionnaire du groupe ne change pas.
L'Etat français, le premier actionnaire du groupe aéronautique, détient 18,03% du capital.
L'Etat français, le premier actionnaire du groupe aéronautique, détient 18,03% du capital. (Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)

L'Etat français, par le biais de l'Agence des participations de l'Etat, a franchi le seuil de 25% des droits de vote de l'équipementier aéronautique Safran à la suite de l'attribution de droits de vote double, selon un avis de l'Autorité des marchés financiers (AMF) publié mercredi 29 juillet. Depuis le 24 févier 2014, la loi Florange accorde en effet le droit de vote double aux détenteurs d'actions dans un groupe depuis plus de deux ans. Cette mesure permet ainsi à l'État de renforcer son pouvoir au sein de la société, sans avoir à débourser les sommes normalement nécessaires pour le rachat du nombre d'actions équivalent.

La France est le premier actionnaire du groupe

Désormais, l'État détient ainsi 18,03% du capital et 27,46% des droits de vote de Safran. En mars dernier, il avait revendu 3,9% du capital du groupe industriel et technologique, soit 16,5 millions d'actions, auprès d'investisseurs institutionnels. La vente avait pour but de réduire l'endettement public et d'investir dans des secteurs économiques d'avenir. Malgré tout, la France reste le premier actionnaire du groupe devant les salariés (13% du capital) et divers investisseurs individuels et institutionnels, qui représentent 68% des actions.

Pas de nomination supplémentaire au conseil d'administration

Dans un courrier à l'AMF, l'Etat précise que ce franchissement de seuil n'entraîne pas de modification de sa stratégie vis-à-vis de la société et qu'il ne souhaite pas demander la nomination de représentants supplémentaires au conseil d'administration du groupe, où siègent un représentant de l'Etat et deux personnes élues par l'assemblée générale sur proposition de l'Etat.

(Avec Reuters)

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