Le motoriste Safran a annoncé jeudi le rachat de Zodiac Aerospace pour près de 10 milliards d'euros (avec la reprise de dette). Approuvée par le conseil de surveillance de Zodiac mercredi soir, l'opération est amicale, avait expliqué mercredi Le Figaro, qui avait révélé l'opération. Elle prend la forme d'une offre publique d'achat (OPA) qui valorise le spécialiste des sièges d'avion à 8,3 milliards, contre 6,77 milliards de capitalisation boursière mercredi. La finalisation de l'offre publique est attendue à la fin du qatrième trimestre 2017 et la réalisation de la fusion début 2018. Pour Safran, ce sera l'aboutissement d'un processus enclenché dès 2010 par l'ancien PDG, Jean-Paul Herteman.
C'est aussi aujourd'hui le jour de gloire du directeur général de Safran, Philippe Petitcolin. Plus de six ans après la tentative vaine de Safran de mettre la main sur Zodiac, l'équipementier aéronautique et de défense a cette fois-ci réussi son coup. Un très, très joli coup... Ainsi, en se mariant, Safran et Zodiac donnent naissance à un groupe de 21 milliards de chiffre d'affaires avec 90.000 salariés et des positions de leader mondial dans tous ses métiers. Le nouveau groupe va être le numéro trois mondial dans l'aéronautique (hors avionneur) avec un chiffre d'affaires, réparti entre la propulsion et les équipements aéronautiques. Il sera également le numéro deux mondial dans les équipements aéronautiques avec un chiffre d'affaires combiné d'environ 10 milliards d'euros.
Les actionnaires de Zodiac, qui se réunissent ce jeudi en assemblée générale au Port-Marly (Yvelines), se voient proposer 29,47 euros par action, soit une prime de 26,4 % par rapport au cours de clôture de Zodiac Aerospace au 18 janvier 2017 et de 36,1 % par rapport au cours moyen sur 3 mois. Il est prévu que les actionnaires familiaux, aux premiers rangs desquels les Domange et les Maréchal, apportent leurs titres (un tiers du capital) à Safran, qui fusionnera alors avec Zodiac.
À l'issue de l'opération, les familles actionnaires ainsi que le Fonds stratégique de participation (FSP) et le FFP, la société d'investissement de la famille Peugeot, détiendront ensemble 10 % du capital, soit autant que l'État, qui applaudit ce rapprochement, a précisé Le Figaro. Le solde, composé du flottant, des actions détenues par les salariés et de l'autocontrôle, représentera près de 80 % du capital du nouvel ensemble. En novembre, le président du directoire de Zodiac Aerospace, Olivier Zarrouati, avait dit que le groupe étudierait toute offre de rachat qui lui permettrait d'être plus performant qu'en restant indépendant.
Selon Le Figaro, le nouveau groupe conserve le nom de Safran. Celui de Zodiac est préservé en tant que marque commerciale. La gouvernance de Safran, enrichie de Zodiac, reste en place avec Ross McInnes à la présidence du conseil d'administration et Philippe Petitcolin à la direction générale. Olivier Zarrouati, président du directoire de Zodiac, prend le poste de directeur général délégué.
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Pour Philippe Petitcolin, c'est également la quasi-'assurance d'être prolongé dans ses fonctions. D'ailleurs, une modification des statuts de Safran, aux fins d'augmenter l'âge limite d'exercice de la fonction de directeur Général de 65 ans à 68 ans, va être proposée par le conseil d'administration à la prochaine assemblée générale du groupe.
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