Sous la pression des créanciers, CNIM est contraint de remettre Bertin Technologies en vente
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Emmanuel Macron teste une des technologies de Bertin Technologies (vision nocturne)
Bertin Technologies
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Emmanuel Macron teste une des technologies de Bertin Technologies (vision nocturne)
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Sous la pression des créanciers, la famille Dmitrieff, qui détient le groupe CNIM (56,56% et 65,55 % des droits de vote) est contrainte de remettre en vente sa pépite Bertin Technologies, selon des sources concordantes. Le spectre de cette cession avait été pourtant écarté, la menace d'un démantèlement s'était également éloignée pour ce petit conglomérat grâce à un accord trouvé en février dernier entre les créanciers, les assureurs crédit et CNIM. Finalement, ce n'était que partie remise en dépit du soutien de l'État (prêt du FDES de 40 millions d'euros) et surtout de cet accord qui maintenant "CNIM Groupe dans ses grands périmètres d'activités actuels". Les comptes 2020, puis ceux du premier trimestre, ont effrayé les créanciers, qui ont été refroidis. "L"hémorragie a été diminuée mais n'a pas été arrêtée", résume-t-on à La Tribune.
Pour rembourser les créanciers, CNIM, qui a vendu en 2020 son siège social à Paris (75008) pour 41,3 millions d'euros, n'a plus trop le choix. La rentrée va donc être chaude pour Bertin Technologies (Systèmes et instrumentation, Technologies de l'information), qui avait été déjà mis en vente (90,6 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 630 salariés). La filiale de CNIM avait alors intéressé trois fonds d'investissement français (FCDE, IDI et InnovaFonds), qui avaient déposé une offre de reprise. La direction de CNIM va-t-elle revenir vers ces trois fonds ? Ou se tourner vers de nouveaux acteurs, qui ont des visées de consolidation du secteur de la défense ?
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Ainsi, le résultat net 2020 s'est établi à -130,9 millions d'euros (- 200,7 millions en 2019). Au 31 mars 2021, l'endettement net a fortement gonflé à 239,5 millions d'euros (144 millions à fin 2020). Et l'avenir n'est guère réjouissant, notamment pour l'activité de conception et de construction d'usines de valorisation énergétique de déchets et de biomasses clés en mains (EPC) logée dans la division Environnement & Energie, qui demeure confrontée à des difficultés. Ainsi, CNIM n'a enregistré aucune commande au cours du premier trimestre. Tout comme en 2020. Au premier trimestre, la baisse de plus de 7% du chiffre d'affaires du secteur Environnement & Énergie (70% du chiffre d'affaires global) par rapport au 1er trimestre 2020 concerne principalement la Division EPC avec un avancement des projets très ralenti par la crise sanitaire. Ce qui augmente les coûts fixes (chantiers). En 2020, les commandes de cette branche avait plongé de - 70,4%.