Thales monte à bord des futures frégates britanniques

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Le contrat a été signé en novembre mais n'avait pas été divulgué en raison de l'approche d'élections législatives au Royaume-Uni.
Le contrat a été signé en novembre mais n'avait pas été divulgué en raison de l'approche d'élections législatives au Royaume-Uni. (Crédits : Regis Duvignau)
Thales a annoncé, ce jeudi, avoir été sélectionné pour fournir "le cœur digital" des futures frégates britanniques de type 31.

Thales a été sélectionné aux côtés du constructeur naval britannique Babcock pour fournir les systèmes de communications et de gestion de combat des futures frégates Type 31 de la Royal Navy britannique, a annoncé jeudi le groupe français d'électronique et de défense.

Le contrat a été signé en novembre mais n'avait pas été divulgué en raison de l'approche d'élections législatives au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique avait juste annoncé en septembre la sélection du maître d'œuvre Babcock aux dépens de BAE Systems et de l'allemand Thyssenkrupp (TKMS).

D'un montant de 1,25 milliard de livres (1,48 milliard d'euros), le projet prévoit la construction de cinq frégates de près de 7.000 tonnes d'ici à 2028 pour un "coût unitaire moyen de 250 millions de livres".

"Le premier bâtiment sera mis à l'eau en 2023", détaille dans un communiqué Thales, dont la part représente le cinquième de la valeur du contrat.

Thales sur les terres du britannique BAE Systems

En fournissant "les yeux, les oreilles" ainsi que le "cœur digital" de ces navires, Thales chasse sur les terres du mastodonte britannique BAE Systems.

Thales, qui s'apprête à ouvrir un "centre de gestion de combat naval" à Crawley (West Sussex, sud), assurera ainsi l'intégration des systèmes de combat, de communication, de navigation et des moyens de commandement des navires.

La marine britannique, qui compte par ailleurs six destroyers, est engagée dans un vaste renouvellement de sa flotte de 13 frégates de Type 23 entrées en service à la fin des années 1980.

La première des huit frégates de Type 26, des navires fortement armés, doit entrer en service mi-2020.

Les cinq frégates de Type 31 sont elles conçues pour des "missions de sécurité maritime" (surveillance de zones, lutte antidrogue...), mais elles auront des "capacités d'autodéfense significatives", a fait valoir John Mansfield, chef du projet Type 31 chez Thales.

Elles se positionnent selon lui sur le même créneau que les futures "frégates de défense et d'intervention" (FDI) françaises: des navires au coût maîtrisé qui permettent de viser plus facilement des marchés à l'export.

Avec ce programme, le Royaume-Uni préservera son format de 19 navires de combat dits de premier rang, quand la France en compte 15.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2020 à 17:06 :
Toujours le verre à moitié vide .... !

Bae systems a aussi beaucoup de sites en Angleterre.
a écrit le 06/02/2020 à 13:53 :
A noter que Thales de Milet n'ai pas exclusivement francais comme vous tendez à le laisser croire... Ce sont les filiales britanniques de Thalès qui développent avec le financement de la maison mère.

Les anglais ont avec les US et les pays bas (djikstra notamment) défrichés, développés tous les concepts et méthodes, les programmes, les technologies (transistors, microprocesseurs etc...), SADT, UML, les langages objets, procéduraux, la notion de pointeur, tout vient de chez eux... si vous croyez que nous avons quelques choses a leur apprendre en ces matières vous êtes dans le déni de l'évidence.

N'oubliez pas que l'angleterre fut à l'empire américain naissant ce que la Grèce fut à l'empire romain. Ce sont les moteurs Merlin de rolls royce qui propulsaient les mustang US lors de la 2nd guerre mondiale alors que les hispano suiza francais(sic) manquait au bas mot de 200 chevaux, les radars c'est eux, ils ont développés Arm (jeu de mot avec armement bien sur) dans les puces intégrées, c'est le pays de la F1 etc...
Thales de Milet bénéfécie par acquisition du savoir faire britannique, pas de fausse modestie...

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