Bruxelles ouvre un peu plus la porte aux OGM
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Bruxelles a donné son accord ce mercredi à la commercialisation dans l'Union européenne (UE) de six maïs génétiquement modifiés pour 10 ans. Se conformant aux règles de l'Union européenne, la Commission a pris cette décision pour pallier l'absence d'accord entre les Etats membres. "La Commission fait une proposition pour autoriser la commercialisation. Les Etats doivent [ensuite] se prononcer à la majorité qualifiée et s'ils ne parviennent pas à s'entendre pour ou contre, la Commission est obligée de les autoriser", a expliqué l'un de ses porte-parole à l'AFP.
La réunion des ministres de l'Agriculture du 29 juin n'a en effet pas réussi à trouver un consensus sur l'autorisation de trois maïs hybrides (1507x59122 et 59122x1507xNK603) du groupe américain Pioneer, de deux maïs (MON88017xMON810 et MON89034xNK603) de Monsanto et du Bt11xGA21 de Syngenta. De même, aucune majorité ne s'est dégagée sur le renouvellement de l'autorisation du maïs Bt11.
Par ailleurs, les maïs autorisés à la commercialisation qui ont reçu un avis scientifique favorable, vont servir pour l'essentiel, à l'alimentation animale. Dans son communiqué, la Commission ajoute que cette décision va surtout permettre d'éviter le blocage des importations de maïs naturel qui aurait été affectées par des OGM. D'ordre général, elle souhaite permettre l'importation de nourriture contenant d'une faibles quantités d'OGM et destinée aux animaux.
En France, la pomme de terre OGM de BASF est jugée sans danger pour la santé publique
En marge de cette annonce, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a publié ce lundi son avis sur la culture de la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora. Cette institution française a conclu que la tubercule OGM créée par l'allemand BASF ne présentait pas de risque apparent mais que ses avantages économiques restaient "limités".
Dans leur communiqué, les scientifiques ont expliqué que la présence d'un "gène de résistance à des antibiotiques" dans l'Amflor "ne constitue pas un risque singulier pour l'environnement et la santé". De même, ils estiment que les risques de prolifération de la pomme de terre génétiquement modifiée sont également"limités".
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Cependant, au sein du comité économique, éthique et sociale (CESS), membre également du HCB, les avis divergent sur l'impact de l'autorisation d'un aliment "résistant à certains antibiotiques" et qui pourrait véhiculer "un message négatif au regard des efforts de prévention des résistances aux antibiotiques". De surcroit, le CESS a expliqué que cette pomme de terre "ne présente qu'une utilité limitée pour les acteurs des filières féculière et papetière française".
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