2024, année pluvieuse et fructueuse pour le Parapluie de Cherbourg
Nathalie Jourdan
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La manufacture, dont les ateliers et le musée se visitent, a reçu quelque 50.000 curieux cette année.
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La manufacture, dont les ateliers et le musée se visitent, a reçu quelque 50.000 curieux cette année.
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Année pluvieuse, année heureuse pour la manufacture du Parapluie de Cherbourg. 2024 restera comme un bon cru pour cette entreprise artisanale créée en 1986 par un tanneur avec l'envie de capitaliser sur la renommée inoxydable du film de Jacques Demy, né deux décennies plus tôt.
Quelque 22.000 de ses pépins haut de gamme, vendus autour de 150 euros pièce, entièrement fabriqués à la main et garantis à vie, se sont écoulés, au cours des douze mois passés. Une goutte d'eau dans l'océan des cinq millions de parapluies que la France importe chaque année. Mais qui permet au patron de la manufacture, fils du fondateur, de revendiquer une nouvelle poussée de croissance de son chiffre d'affaires (+4%), après plusieurs exercices en positif.
« Le climat humide a aidé mais on répond surtout au regain d'intérêt des consommateurs pour les produits qui durent », fait-il valoir. Il est permis d'y voir également un effet de la stratégie commerciale offensive menée par ce quadra inventif, arrivé aux manettes il y a six ans pour succéder à son père.
Collections « capsules » avec l'Élysée et la marque de vêtements Saint James, placements de produit dans plusieurs films comme la comédie musicale « Joli, Joli » dernièrement, augmentation du nombre de distributeurs, accueil de touristes dans son atelier... La PME familiale (32 salariés et près de 3 millions d'euros de chiffre d'affaires) soigne sa notoriété. Avec un certain succès. En témoigne sa percée sur le marché des cadeaux d'affaires « dans les maisons de luxe et l'industrie », gros pourvoyeur de commandes.
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Encouragée par ces bons résultats, elle se diversifie. Au terme de trois ans de développement, elle lancera, au printemps, une gamme d'ombrelles nanties de filtres anti-UV. Objectif : relancer en France cet accessoire que la casquette a détrôné mais aussi séduire la Corée et surtout le Japon où l'ombrelle ne se démode pas. Bien au contraire. « J'y vois aussi un pied de nez à ceux qui nous suspectent de propager une mauvaise image du climat de Cherbourg », s'amuse Charles Yvon.
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Nathalie Jourdan