Bières : Asahi et AB InBev s'entendent sur le rachat de Peroni et Grolsch

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Asahi, qui rivalise au Japon avec Kirin et Suntory, vise une légère amélioration de ses résultats en 2016: il prévoit un bénéfice net de 80 milliards de yens (640 millions d'euros), pour un chiffre d'affaires de 1.870 milliards (14,9 milliards d'euros).
Asahi, qui rivalise au Japon avec Kirin et Suntory, vise une légère amélioration de ses résultats en 2016: il prévoit un bénéfice net de 80 milliards de yens (640 millions d'euros), pour un chiffre d'affaires de 1.870 milliards (14,9 milliards d'euros). (Crédits : Reuters)
Le brasseur nippon réalise seulement 10% de ses revenus à l'étranger et cherche à se développer alors que le marché japonais subit le vieillissement et le déclin de la population. L'acquisition est conditionnée au succès de la fusion entre AB InBev et SABMiller, qui doivent former le numéro un mondial de la bière.

Un obstacle en moins dans la réalisation de la méga-fusion entre AB InBev et le britannique SABMiller. Le groupe japonais de boissons Asahi Group a annoncé mardi avoir signé avec le Belgo-brésilien, premier brasseur mondial, un accord pour le rachat de la marque italienne Peroni et de la néerlandaise Grolsch de SABMiller. La marque britannique Meantime fait aussi partie du lot que le groupe nippon va reprendre.

Asahi n'a pas livré de montant mais AB Inbev avait fait état en février d'une offre de 2,25 milliards d'euros. Fondée en 1889, le brasseur nippon n'encaisse encore que quelque 10% de ses revenus à l'étranger, ce qui l'expose au risque de contraction de l'activité dans l'archipel où la population vieillit et décline. Il cherche donc des relais de croissance ailleurs et devrait au terme de cette opération mettre un pied en Europe. Il a mené plusieurs acquisitions ces dernières années en Asie et Océanie, mais il souhaite désormais s'aventurer plus loin.

     | Lire Asahi prêt à dépenser plus de 3 milliards d'euros pour Grolsh et Peroni

Le groupe envisage également d'acquérir la société américaine Talking Rain, connue pour ses eaux et thés Sparkling Ice, pour un montant évalué par la presse à 50 milliards de yens (400 millions d'euros).

Rachat sous condition

L'acquisition de ces deux marques de bières européennes par le groupe japonais est toutefois conditionnée au succès de l'union entre AB InBev et SABMiller. L'opération, qui avait été annoncée en novembre dernier pour un montant de 112 milliards d'euros, soit l'une des plus importantes acquisitions jamais réalisées, devrait être bouclée au second semestre 2016. L'union, qui vise à ouvrir les portes du prometteur marché africain à AB InBev, mariera les marques de bière américaine Budweiser et belge Stella Artois du belgo-brésilien avec notamment la tchèque Pilsner Urquell de SABMiller.

Pour obtenir l'aval des autorités de la concurrence soucieuses d'éviter une trop grande domination du marché par un seul acteur, AB Inbev devra toutefois se défaire de plusieurs de ses marques et parts dans des brasseurs, comme l'américain MillerCoors, cédé pour 12 milliards de dollars.

A eux deux, AB InBev et SABMiller brassent près de 60 milliards de litres par an, soit trois fois plus que l'actuel numéro trois mondial du secteur, le néerlandais Heineken.

(avec AFP)

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a écrit le 20/04/2016 à 14:23 :
De temps en temps on appuie sur le bouton "Japon" pour reprendre les nanards dont personne ne veut plus ou que l'on est obligé de céder. Les nippons rendent volontiers ce petit service contre une énorme dérive de leurs finances, acceptée par nous. A chacun sont tour, ThyssenKrupp par exemple pourrait bien remettre le couvert pour faire financer la vente du quart de son chiffre d'affaire, environ 12 milliards, à un groupement bancaire japonais pour des actifs retraités concrètement par ArcelorMittal. Ainsi vont les affaires.

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