Bière: énorme succès pour l'emprunt d'AB InBev qui lève 42 milliards d'euros

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Même pour le leader mondial du secteur, un tel succès était inespéré. Le brasseur belgo-brésilien AB InBev a annoncé jeudi 14 janvier avoir levé 46 milliards de dollars (42 milliards d'euros) grâce à un gigantesque emprunt obligataire qui permet de financer partiellement le rachat de son rival britannique SABMiller.
C'est la deuxième plus grosse opération de tous les temps en matière obligataire, selon une source bancaire. Le record est jusqu'ici détenu par l'opérateur télécom américain Verizon, qui en 2013 avait levé 49 milliards de dollars pour racheter les parts de son partenaire britannique Vodafone.
Le propriétaire des marques Budweiser et Stella Artois, qui a proposé ses titres mercredi, a été visiblement débordé par la demande, selon les courtiers. "Il y avait un intérêt énorme (...) C'est un groupe de biens de consommation de grande qualité et l'opération suscite beaucoup d'intérêt", a déclaré à propos de l'emprunt un courtier, Donald Ellenberger, cité par l'agence Bloomberg.
Cette opération survient par ailleurs au moment où les marchés financiers connaissent un début d'année particulièrement agité en raison de la déprime de l'or noir et des inquiétudes sur la croissance chinoise.
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L'opération de rachat du britannique SABMiller par le belgo-brésilien AB InBev est évaluée à 117,4 milliards de dollars. Si la transaction, annoncée début novembre, est validée par les autorités de régulation des nombreux pays concernés, elle constituera la troisième plus importante jamais enregistrée tous secteurs confondus, d'après le cabinet Dealogic. Elle mariera les marques de bière américaine Budweiser et belge Stella Artois d'AB InBev avec l'italienne Peroni, la tchèque Pilsner Urquell et la néerlandaise Grolsch de SABMiller.
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A la Bourse de Bruxelles, à 10h25 heure française, l'action AB InBev était en baisse de 2,93%, dans un marché en recul de 2,70%.
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