Bières : Asahi prêt à dépenser plus de 3 milliards d'euros pour Grolsh et Peroni

Le groupe japonais devrait soumettre la semaine prochaine une offre à SABMiller pour acquérir ces deux marques "premium". Laur cession est l'une des conditions de la fusion de SABMiller avec AB InBev.
Si jamais l'offre d'Asahi était retenue, ce serait la plus importante acquisition à l'international jamais réalisée par un brasseur japonais.
Si jamais l'offre d'Asahi était retenue, ce serait la plus importante acquisition à l'international jamais réalisée par un brasseur japonais. (Crédits : Reuters)

Les marques Grolsch et Peroni, dont le britannique SABMiller doit se débarrasser, intéressent Asahi Group. Le brasseur japonais soumettra dès le début de la semaine prochaine une offre pour les acquérir, en proposant jusqu'à 400 milliards de yens (3,1 milliards d'euros), rapportait samedi 9 janvier le quotidien Yomiuri.

Personne n'était disponible dans l'immédiat chez Asahi pour commenter l'information, précise Reuters.

Une cession nécessaire

La vente de Grolsch et de Peroni est nécessaire afin d'obtenir le feu vert des autorités de la concurrence au projet de fusion entre Anheuser-Busch InBev et SABMiller, qui donnera naissance à une entité produisant près d'un tiers des bières consommées dans le monde. A cette même fin AB InBev, qui a lancé il y a deux mois une offre amicale de près de 100 milliards d'euros sur SABMiller,  a déjà conclu la vente de la participation de 58% de SABMiller dans la co-entreprise américaine MillerCoors pour 12 milliards de dollars (presque 11 milliards d'euros).

Le groupe belge espérerait conclure la nouvelle cession de Grolsch et Peroni, deux marques dites "premium", dans les trois mois, selon des sources citées par Reuters. Peroni, marque italienne vendue depuis 1846, fait partie de SABMiller depuis 2003. Elle est principalement vendue au Royaume-Uni et en Italie alors que Grolsch, reconnaissable à ses bouchons flip-top, a pour principal marché les Pays-Bas.

Le marché japonais saturé

Le projet de fusion entre AB InBev et SABMiller ne pouvait manquer de réveiller les ambitions internationales des brasseurs japonais, à l'étroit dans un marché domestique saturé. Si jamais l'offre d'Asahi était retenue, ce serait la plus importante acquisition à l'international jamais réalisée par un producteur de bière de l'archipel, surpassant ainsi le rachat de l'australien Lion Nathan par Kirin Holdings effectué en 2009 pour 3,3 milliards de dollars (3,0 milliards d'euros), souligne Yomiuri.

Les fonds américains de capital-investissement KKR, Bain Capital et TPG ont néanmoins aussi manifesté leur intérêt pour les marques mises en vente par AB InBev, qui comprennent aussi la bière artisanale Meantime. Les fonds européens PAI Partners, BC Partners, Cinven et Permira sont également sur les rangs, selon des sources citées par Reuters.

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