Comment Sodexo consolide sa croissance, en pleine hausse des prix alimentaires

Marie Nidiau
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« Le niveau d'activité des services sur site a dépassé celui du premier trimestre de l'exercice 2019 ». C'étaient les mots Sophie Bellon, PDG du groupe Sodexo, à l'issue de l'annonce des résultats du groupe pour le début de l'année 2022-2023. « Un démarrage fort » annoncé par le groupe, avec un chiffre d'affaires de 6,33 milliards d'euros, en augmentation de 20,2% entre septembre et novembre 2022. Des chiffres qui devraient continuer de grossir en 2023, avec une croissance organique prévue entre 8% et 10%. Une nouvelle surprenante quand on sait que la restauration collective en France « vit une situation extrêmement tendue », selon le Syndicat national de la restauration collective (SNRC).
Après deux années compliquées en raison de la pandémie de Covid-19 qui a entraîné l'augmentation du télétravail et l'annulation de nombreux évènements, Sodexo avait vu son chiffre d'affaires chuter jusqu'à 10%. Dès lors, les bons chiffres présentés par le groupe amènent à s'interroger sur sa stratégie.
D'abord, la particularité du modèle Sodexo est d'être basé sur un important investissement à l'étranger qui a notamment bénéficié du taux de change favorable entre le dollar et l'euro. Il est le deuxième employeur privé, basé en France, avec 422.000 employés au total dans le monde en 2022. Ainsi, sa croissance en Amérique du Nord s'élève à 15,7% alors qu'elle n'est que de 5,9% en Europe. En France, le groupe a misé sur une forte négociation avec ses clients pour répercuter l'inflation sur ses prix.
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Aussi, dans l'Hexagone, le numéro 1 de la restauration collective sait comment faire face au contexte inflationniste. « La gestion de l'inflation n'est pas un phénomène nouveau pour Sodexo. Nos équipes sont en mesure d'en maîtriser l'impact, notamment grâce à des négociations en mettant en place des plans de mitigation en coordination avec les clients », précise l'entreprise. Sodexo répercute 4% à 5% de l'inflation sur ses prix.
Marie Nidiau
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