Depuis 50 ans, chaque année -avec quelques exceptions notables lors de crises énergétiques, financières et sanitaires, comme en 2020-, le rendez-vous tombe un peu plus tôt. En 2022, c'est le 28 juillet que l'humanité aura épuisé l'ensemble des ressources naturelles que la Terre est en mesure de régénérer en un an. Après ce "jour du dépassement", calculé par le Global Footprint Network en comparant leur "empreinte écologique" avec la "biocapacité" terrestre, les humains vivront à crédit, en empiétant ainsi sur le capital naturel de la planète, pourtant nécessaire pour le maintien de la vie. La déforestation, la chute de la biodiversité, mais aussi le changement climatique et le manque d'eau en sont des illustrations patentes.
Si tous les humains consommaient autant que les Français, le jour du dépassement tomberait de surcroît deux mois et demi plus tôt, le 5 mai, calcule le Global Footprint Network.
Or, fortement responsable de l'exploitation des ressources, le système agricole et alimentaire, aujourd'hui essentiellement fondé en Occident sur un modèle d'exploitation intensive, contribue largement à ce dépassement, soulignent les deux ONG. Elles rapportent quelques chiffres clés qui expriment très clairement cette responsabilité.