La cotation du porc a repris au MPB, le prix plancher fixé à 1,37 euro le kilo

latribune.fr

latribune.fr
Article publié lundi 17 août 2015 à 18:38, mis à jour mardi 18 août à 12:50 et
Après une semaine d'arrêt, les cotations au Marché du porc Breton (MPB) a repris ce mardi midi. Vivement réclamée par des éleveurs qui peinent à gérer leurs stocks d'animaux invendus, cette reprise a débuté peu avant 12h30 au MPB, qui ne représente que 15% des ventes de porcs hebdomadaires mais fixe le prix de référence au niveau national. Le "prix d'arrêt" (prix plancher) en dessous duquel les ventes ne descendront pas, a été fixé à 1,371 euro, ont indiqué les autorités de ce marché, peu avant que ne débute la séance.
Comme prévu, Cooperl et Bigard, les deux industriels ayant déclenché la crise, n'étaient pas présents. Ils refusent toujours le prix fixé à 1,40 euro le kilo de porc fixé lors des discussions collectives du mois de juin, et devraient être reçus par le ministre de l'Agriculture ce jour ou demain mercredi.
Le président du Marché du porc breton, Daniel Picart, avait indiqué lundi, après une réunion avec Stéphane Le Foll, que la cotation reprendrait mardi, même sans Cooperl et Bigard.
Cooperl et Bigard ont refusé de participer à la réunion de crise organisée lundi au ministère de l'Agriculture. Les représentants syndicaux des éleveurs de porcs bretons ont demandé une reprise des cotations dès mardi.
Interrogé sur le maintien du prix d'achat du porc de 1,40 euro/kg (prix préconisé par le gouvernement qui correspond à la moyenne du coût de production), M. Picart a admis que "la mécanique du marché peut faire descendre le prix en dessous de 1,40 euro".
Descendre sous la barre de 1,40 euro "n'est ni le souhait du marché ni le souhait des personnes autour de la table aujourd'hui, donc je ne pense pas que ce seuil soit percé par le bas", a-t-il estimé.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
La cotation est suspendue depuis une semaine suite au refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa, de payer le prix défini au mois de juin par l'ensemble des acteurs de la filière dont les deux acheteurs cités, à savoir 1,40 euro le kilo. Ce prix est, selon eux, déconnecté de la réalité économique du marché européen et ils demandent une libéralisation du "prix au cadran" en rapport avec l'offre et la demande.
latribune.fr